Toulouse : 3 élèves ou anciens élèves du collège Lamartine soupçonnés de viol collectif sur une adolescente

© A.Malesson/FTV
© A.Malesson/FTV

Une adolescente de 14 ans aurait été victime de viols collectifs près de son établissement scolaire à Toulouse. 3 éléves ou anciens élèves du collège Lamartine dans le quartier Saint-Cyprien sont soupconnés et font l'objet d'une plainte.

Par Juliette Meurin

Les faits se seraient déroulés dans le quartier Saint-Cyprien à Toulouse, près du collège Lamartine. 
En mars dernier, révèle la Dépêche du Midi, une adolescente de 14 ans aurait été victime d'un viol collectif. Trois collégiens auraient été mis en examen le 19 octobre pour "viols en réunion et agression sexuelle".
 

Des faits révélés par un membre de l'équipe éducative

Selon nos confrères de Médiacités, c'est un "membre de l'équipe éducative du collège Lamartine" qui a récemment révélé à la mère de la jeune fille ce qu'elle avait subi. Il a également informé le rectorat le 15 octobre.
Le viol collectif aurait été filmé et la vidéo aurait été postée sur un réseau social.
Pendant plusieurs mois, l'adolescente n'aurait rien osé dire. Une fois les faits dénoncés, elle se serait exprimée et aurait été entendue par un médecin légiste et par un expert psychiatre au commissariat de Toulouse.
 

Deux autres victimes de viol ou d'agression sexuelle

Les trois adolescents soupçonnés de viol auraient été entendus par la police et confrontés à la jeune fille. L'un d'eux aurait reconnu les faits, les autres auraient affirmé que l'adolescente était consentante.
Toujours selon Médiacités, les 3 collégiens ont l'interdiction de se rendre au collège, de se fréquenter et d'entrer en relation avec leurs victimes supposées. Car il y aurait d'autres victimes. Deux autres adolescentes qui auraient subi un viol ou une agression sexuelle en septembre et en octobre dernier. 
Maitre Brice Zanin, l'avocat de l'un des collégiens a confirmé à France 3 Occitanie les soupçons de viol qui pèsent sur l'adolescent qu'il défend. Mais ce dernier nie la contrainte de la jeune fille. "C'est un gamin qui n'a jamais fait parler de lui avec une scolarité tout a fait honorable", indique l'avocat.

Ce sont des gamins qui ont été élevés à la pornographie, explique l'avocat et qui pensent que les relations sexuelles se résument à ce qu'ils voient sur les écrans.


"Une volonté manifeste de dissimuler les faits" selon des syndicats

Dans un communiqué, les syndicats Sud Education et CGT Education affirment que "depuis mars 2019, tout ou partie de la direction du collège et de la hiérarchie académique a eu connaissance de ces actes, sans jamais avoir pris aucune mesure de protection des victimes".

Les deux syndicats parlent de "volonté manifeste de dissimuler les faits".

Nous sommes scandalisé·es par le mépris de la loi dont fait preuve l'institution alors que des vidéos circulaient largement sur les réseaux sociaux. Vidéos dont avait connaissance la direction de l’établissement, disent-ils.


Les syndicats dénoncent des manquements institutionnels très graves et réclament un "plan de formation en partenariat avec des associations spécialistes des violences de genre aussi bien à destination des enfants que des adultes". 
Ils appellent les personnels, les associations féministes, les parents d'élèves et toutes ceux qui se sentent concernés à se mobiliser et à se rassembler le lundi 4 novembre devant le collège Lamartine de Toulouse.

Contactée par France 3 Occitanie, l'inspection académique de Haute-Garonne indique qu'elle a été informée de faits de harcèlement au mois de septembre et qu'elle a suivi le dossier à partir de ce moment là. L'autorité administrative aurait appris plus tard qu'il s'agissait de faits beaucoup plus grave et elle aurait elle même fait un signalement au Parquet de Toulouse.

Le procureur de la République de Toulouse ne souhaite pas s'exprimer sur ce sujet.

Sur le même sujet

Les + Lus