Toulouse : après l'explosion à Beyrouth, "les amis du Liban" appellent à un rassemblement ce mercredi soir au Capitole

Après l'explosion qui a ravagé Beyrouth, les membres de l'association toulousaine "les amis du Liban" sont désespérés par cette catastrophe qui s'ajoute aux crises politique, économique et sanitaire qui frappent le pays et sa capitale. Ils appellent à un rassemblement ce mercredi soir au Capitole.

Devant l'immense dévastation qui frappe Beyrouth, les "amis du Liban" de Toulouse sont sous le choc mais mobilisés.
Devant l'immense dévastation qui frappe Beyrouth, les "amis du Liban" de Toulouse sont sous le choc mais mobilisés. © AFP
Créée à Toulouse il y a juste 5 ans, l'association "les amis du Liban" regroupe autant des Franco-Libanais installés dans la ville rose que de jeunes Libanais venus y faire leurs études et tous ceux qui aiment ce pays.
Forte d'une centaine de membres - dont certains ont de la famille sur place, et d'autres ont connu la catastrophe de l'usine AZF le 21 septembre 2001 - elle a été frappée de plein-fouet par la tragédie qui a frappé la capitale libanaise ce mardi.

Comme une bombe atomique

En effet les 2 750 tonnes de nitrate d'ammonium étaient stockées à bord d'un cargo, laissé à l'abandon depuis 2013 dans le port de Beyrouth. Leur détonation représenterait la plus forte explosion non-nucléaire de l'Histoire.

Nous sommes tous tristes, déprimés, en colère et désespérés : autrefois on baptisait le Liban "la Suisse de l'Orient"; aujourd'hui Beyrouth est devenue les Hiroshima et Nagasaki de l'Orient. C'est une catastrophe qui vient frapper un pays déjà en proie simultanément à des crises politique, économique et sanitaire.

Anthony Kheir - Secrétaire et fondateur de l'association "les amis du Liban"

Les militants libanais de l'association dénoncent le comportement des dirigeants politiques du pays. Ils les jugent responsables de la catastrophe, même si aucun d'entre eux n'endosse cette responsabilité.

L'apocalypse

Le plus grave, selon Anthony Kheir, c'est que le port de Beyrouth, dévasté par l'explosion, est l'unique porte d'entrée des marchandises destinées à la population libanaise : "notre pays ne produit quasiment rien et importe presque tout ce dont il a besoin" détaille-t-il.D'ores et déjà, "les amis du Liban" lancent un appel aux dons pour collecter des fonds dans le but de porter secours aux milliers de sinistrés de Beyrouth et de sa région.

Se rassembler dans le silence

En signe de deuil et de solidarité avec le peuple libanais, l'association organise également un rassemblement silencieux, ce mercredi soir à 20 H sur la place du Capitole à Toulouse.
Tous les Toulousains qui veulent manifester leur émotion et leur soutien face à cette tragédie sont invités à se joindre à ce rassemblement, dans le silence et le recueillement.
 
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