Toulouse : l'arrêté anti-prostitution élargi après les nombreuses plaintes de riverains du quartier des Minimes

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La mairie de Toulouse vient d'étendre le périmètre de l'arrêté anti-prostitution. Les habitants du quartier des Minimes/Barrière de Paris le réclamaient depuis 2014.

Par J.V

Les habitants du quartier des Minimes/Barrière de Paris au nord de Toulouse vont enfin pouvoir vivre plus sereinement. Depuis des années, les riverains de l'avenue des Etats-Unis subissaient les nuisances de la prostitution.

''Passes'' dans la rue, rixes...

Ils dénonçaient les allées et venues incessantes de véhicules, les ''passes'' sur la voie publique devant des enfants, les préservatifs usagés, les déjections humaines, les altercations, les rixes de jour comme de nuit. 
 

Depuis le 23 octobre 2019, l'arrêté municipal anti-prostitution a donc été étendu aux secteurs dits ''La Salade'' et ''Ponts Jumeaux - Minimes''. Cette interdiction s’applique 24h sur 24.
Le premier arrêté avait été signé le 7 juillet 2014 et modifié le 10 mars 2015 pour étendre le périmètre d’interdiction vers l’avenue des Etats-Unis, l’avenue de Fronton et la route de Launaguet.

Tout un quartier impacté

Mais cette décision avait eu pour effet de déplacer les prostituées sur le nord du quartier. Toutes les rues adjacentes dont les impasses des Etats-Unis et de la Glacière étaient devenues des haut-lieux de la prostitution. Les habitants, les entreprises et les commerces subissaient ces nuisances au quotidien. Jusqu'à la maison de retraite de la Nouvelle Orléans, située Avenue des Etats-Unis qui signalait, il y a peu de temps, des ''passes'' sous les fenêtres des résidents. 

Une pétition avaient rassemblé plus de 700 signatures.

L'arrêté a été pris pour une durée de 6 mois. Les habitants du quartier espèrent, évidemment, que cette décision sera reconduite.

Voyez le reportage de France 3 Occitanie du 18 juin 2018:
Etat des lieux de la prostitution à Toulouse

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