Toulouse : dix huit mois de prison ferme pour un chef local d’extrême droite

Manifestants du Bloc Identitaire en 2012 / © maxppp
Manifestants du Bloc Identitaire en 2012 / © maxppp

En 2012, Mathieu Clique avait grièvement blessé dans une bagarre un étudiant chilien. Ce jeune chef du Bloc Identitaire, un groupuscule d'extrême droite, a écopé de trente mois de prison dont douze avec sursis

Par Michel Pech

Le tribunal correctionnel de Toulouse a rendu mardi son délibéré concernant l'affaire Mathieu Clique. 
Cet homme de 28 ans, leader du Bloc Identitaire, membre de diverses associations d'extrême droite, avait copieusement frappé, le 1er avril 2012, un étudiant chilien au cours d'une bagarre. 
L'étudiant, dont la tête avait violemment frappé l'angle d'un trottoir, était devenu hémiplégique. 
Mathieu Clique devra également verser 42 000 euros à la Caisse primaire d'Assurance Maladie qui s'était portée partie civile dans cette affaire. 

Les diverses condamnations du Bloc identitaire

Le 17 décembre 2007, le tribunal de grande instance de Nice estime que les Jeunesses identitaires sont une émanation d'Unité radicale, dissoute par le gouvernement en 2002. Les JI sont ainsi condamnées à une amende de 20 000 euros, et son ancien président, Philippe Vardon, écope de quatre mois de prison avec sursis et de 10 000 euros d'amende51. Par ailleurs, dans une autre affaire jugée le même jour, Philippe Vardon, le président du Bloc identitaire Guillaume Luyt, et deux autres militants des JI sont poursuivis par la justice pour avoir distribué un tract intitulé « Ni voilée ! Ni violée ! » aux abords du lycée niçois Thierry Maulnier. Philippe Vardon est condamné pour discrimination raciale à trois mois de prison avec sursis et 3 000 euros d'amende ; Guillaume Luyt, à quatre mois de prison avec sursis et 5 000 euros d'amende ; et les deux autres militants à 3 000 euros d'amende chacun51.

En septembre 2008, la cour d'appel d'Aix-en-Provence aggrave les condamnations : pour la « reconstitution de ligue dissoute », elle fixe une amende de 30 000 euros envers les Jeunesses identitaires, ainsi que 1 100 euros à verser aux associations SOS Racisme et MRAP

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