Toulouse : entre avion et hélicoptère, ATEA se veut un moyen de transport régional "d'un futur proche"

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Écrit par Marion Fontaine
Le nouveau design de l'avion hybride de Ascendance Flight Technologies, dévoilé le 1er décembre 2021.
Le nouveau design de l'avion hybride de Ascendance Flight Technologies, dévoilé le 1er décembre 2021. © Ascendence Flight Technologies

Moins de CO2 et de bruit, décollage et atterrissage vertical... La start-up toulousaine, Ascendance Flight Technologies, a dévoilé le design de son modèle d'avion hybride ATEA, mercredi 1er décembre.

Mi hélicoptère, mi avion. Ascendance Flight Technologies vient de dévoiler mercredi 1er décembre le design de son ATEA, son avion hybride à décollage et atterrissage vertical. 

"ATEA est l’avion d’un futur proche", affirme dans un communiqué la start-up, créée en 2018  par quatre anciens d'Airbus et aujourd'hui basée à Toulouse. L'entreprise a un but bien précis : "accélérer la transition vers une aviation verte" (rien que ça), alors que le secteur aérien est à l’origine de 6,8 % des émissions de CO2 de la France en 2019 selon le ministère de la Transition écologique.

Pour décarboner l'aviation, Ascendance Flight Technologies a utilisé pour ATEA la "technologie hybride", soit l'association d'un moteur thermique (qui, pour l'heure, fonctionne avec du kérosène, mais qui est adapté à d'autres carburants "propres") et un moteur électrique (qui se recharge durant le vol). 

Une sorte de taxi volant régional

Ce système de motorisation permet, selon la start-up, de réduire les émissions de CO2 de 80 % par rapport à un hélicoptère ou un avion de taille équivalente (l'envergure d'ATEA sera de 13 m). Approximativement, pour une heure de vol à vitesse équivalente, ATEA ne rejetterait ainsi "que" 72 kg de CO2 dans l'atmosphère, contre 360 kg de CO2 pour un hélicoptère de 5/6 places qui consommerait 120 L de kérosène par heure. 

Les nuisances sonores seraient aussi diminuées par quatre. 

L'appareil a une capacité de cinq places, en comptant le pilote. Ne pensez pas traverser l'océan à son bord : ATEA est pensé pour le transport péri-urbain et régional ; que ce soit pour le simple transport de personne, le tourisme, les urgences médicales, la logistique ou encore la surveillance. 

Son autonomie est de 400 km et sa vitesse maximale est de 200 km/h.  

ATEA entrera en phase de test en 2023, sera présenté en partenariat avec ADP (Aéroports de Paris) lors des Jeux olympiques 2024 avant une mise en production en 2025.

En partenariat avec France 3 France Bleu et Make.org

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