Toulouse : “La succession”, le nouveau roman de Jean-Paul Dubois

Jean-Paul Dubois, lors de la sortie d'"Une vie française", prix Fémina 2004 / © Max PPP
Jean-Paul Dubois, lors de la sortie d'"Une vie française", prix Fémina 2004 / © Max PPP

Les inconditionnels de l'écrivain toulousain Jean-Paul Dubois devront encore patienter jusqu'au 18 août, jour de sortie en librairie de son nouveau roman "La succession" aux éditions de l'Olivier. Une "histoire bouleversante où l'évocation nostalgique du bonheur se mêle à la tristesse de la perte"

Par Vincent Albinet

D'habitude, les Jean-PaulDuboismaniaques attendaient au plus trois ans entre deux romans.

Depuis le dernier, "Le cas Sneijder" publié en 2011, il aura fallu patienter 5 longues années pour que celui qui considère l'écriture comme "une manière de gagner sa vie le moins douloureusement possible", soit enfin annoncé dans le catalogue des publications des éditions de l'Olivier.

Le bébé s'appelle "La succession". Et il est prévu en librairie le 18 août. Pour la rentrée littéraire de septembre.

Les aficionados ne seront pas surpris d'apprendre que le héros s'appelle Paul, comme une bonne dizaine de ses héros sur la quinzaine de romans publiés par Jean-Paul Dubois. Paul, né à Toulouse comme Jean-Paul, Paul la moitié de Jean-Paul, son double littéraire en somme, porte cette fois-ci le patronyme de Katrakilis. 

Paul Katrakilis vit à Miami. C'est un joueur professionnel de Jaï-alaï, cette variante bien connue de la pelote basque. En Floride, il a beau avoir connu le bonheur, il demeure complètement inadapté au monde. Jusqu'à ce que la nouvelle du suicide de son père l'amène à affronter le passé d'une famille toxique qu'il tentait d'oublier.

Dans cette famille vouée à sa propre extinction, il y a le grand-père, Spyridon Katrakilis, un ancien médecin de Staline, qui s'est enfui d'URSS avec dans ses bagages une lamelle du cerveau du petit père des peuples. Il y a ce père qui vient de décéder, Adrian Katrakilis, également médecin, sans vocation et insensible. Il y a aussi l'oncle Jules, et la mère, Anna, qui ont vécu comme mari et femme dans la maison familliale. 

Au moment où il doit vider la maison de cette famille peu banale, Paul Katrakilis tombe sur deux carnets noirs tenus par son père. Lesquels recèlent le sens à donner à son héritage. 

Avec ce nouveau roman, Jean-Paul Dubois livre, assurent les éditions de l'Olivier, "une histoire bouleversante où l'évocation nostalgique du bonheur se mêle à la tristesse de la perte. On y retrouve intacts son élégance, son goût pour l'absurde et la listes de ses obsessions".

 

Sur le même sujet

Aude : la pyrale du buis cause de nombreux dégâts

Les + Lus