Toulouse : nouvelle manifestation contre la proposition de loi "sécurité globale"

"On lâche rien", déclarent les manifestants. A l’appel du collectif StopLoiSécuritéGlobale, ils étaient près de 2000 à défiler aujourd'hui à Toulouse pour réclamer le retrait de la loi "sécurité globale".
 
Manifestation du collectif StopLoiSécurité Globale contre la proposition de la loi"sécurité globale".
Manifestation du collectif StopLoiSécurité Globale contre la proposition de la loi"sécurité globale". © S.Duchampt/FTV
C’est la deuxième mobilisation de la semaine contre la proposition de loi "sécurité globale". Ils étaient près de 2000 à défiler ce samedi, partis du monument aux morts à Toulouse, ils ont rejoint sans heurts le quartier du fer à cheval à 12h30.
"Des manifestants qui ne lâchent rien", rappelle Jean-François Mignard, président de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) à Toulouse. La mobilisation répond à l’appel national du collectif StopLoiSécuritéGlobale qui réclame toujours le retrait de la proposition de loi "sécurité globale". Le collectif regroupe des partis politiques, des organisations syndicales et plus de 40 associations.
 

Retrait de la proposition de loi" sécurité globale"


"Le gouvernement est dans la nasse qu’il s’est lui-même crée. Partout dans le monde l’action du gouvernement est décriée, dans les médias, à l'ONU...", explique Jean-François Mignard, président de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) à Toulouse.
Le collectif demande le retrait de la proposition de loi "sécurité globale".

 Pour se sortir de l'impasse, Emmanuel Macron et ceux qui sont à l’initiative de cette loi "sécurité globale" essaient de focaliser l’opinion sur l’article 24. L’article qui pénalise la diffusion malveillante de l'image des policiers qui est à rejeter dans son ensemble.


Pour le collectif , la loi dite de sécurité globale, "favoriserait les violences policières et conduirait à l’impunité pour les policiers coupables de violences."
Le collectif demande au gouvernement de retirer cette proposition de loi qui selon eux est "une loi d’exception qui prend sa place dans le cadre d’un climat sécuritaire et autoritaire installé par le pouvoir et tourne le dos aux principes démocratiques et de la défense des libertés publiques."


Le prétexte de l'article 24


La majorité va proposer une nouvelle écriture complète de l’article 24 de la loi sécurité globale.
"La mesure consiste à transférer l’article 24 dans la loi sur "le séparatisme",  un prétexte qui n’a aucun sens. Ils nous promènent, ils essaient de nous rouler dans le farine", réagit Jean-François Mignard, président de la Ligue des Droits de l'Homme(LDH).

"La mobilisation existe et dans un contexte difficile il y a du monde qui manifeste". Un nouveau public est dans le cortège, explique le président de la LDH, "des jeunes, des médecins, des personnes qui ne sont pas militantes mais qui se sentent concernées par nos revendications."
"On lâche rien", une nouvelle manifestation est prévue samedi prochain à Toulouse.


Aujourd’hui, deux autres manifestations étaient autorisées par la préfecture à Toulouse. La CGT a fait bande à part, mobilisée "contre la précarité et pour la création d’emplois". Cette après-midi, place Saint-Cyprien, Solidaires, le Dal, les intermittents du spectacle et autres organisations ont appelé à "l’abrogation de la réforme de l’assurance chômage". Les manifestants sont partis de la place Saint-Cyprien pour arriver aux monuments aux Morts.
Manifestation à Toulouse contre la réforme de l"assurance chômage
Manifestation à Toulouse contre la réforme de l"assurance chômage © S.Duchampt/Ftv
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