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Toulouse : les pompiers excédés par leurs conditions de travail incendient un véhicule devant le siège de leur direction

Une voiture-épave brûlée lundi par les pompiers en colère sur le parking de leur état-major / © France 3 Midi-Pyrénées
Une voiture-épave brûlée lundi par les pompiers en colère sur le parking de leur état-major / © France 3 Midi-Pyrénées

200 pompiers venus de toute la Haute-Garonne ont manifesté lundi après-midi à Colomiers, devant le siège de leur direction, où il ont incendié un véhicule épave destiné aux entraînements. En grève depuis 10 jours, ils réclament plus d'effectifs, de moyens, et de meilleurs salaires.

Par Vincent Albinet

Signe de leur exaspération, les quelques 200 pompiers professionnels, venus de tout le département de la Haute-Garonne manifester à Colomiers sous les fenêtres de l'état-major du Service départemental d'incendie et de secours (SDIS) y ont fait brûler un véhicule épave normalement destiné à un exercice d'extinction du feu.

Alors que se tenaient des négociations entre la direction du SDIS, des représentants du département, dont dépend le Sdis, et les organisations syndicales, les pompiers, en grève depuis 10 jours, se sont également allongés par terre pour "faire les morts".

"Mort du service public", "Halte aux cadences infernales", "Ne nous abandonnez pas" étaient inscrits sur des panneaux apposés à l'entrée du Sdis.

Dans l'après-midi, les pompiers se sont également rendus à Toulouse, sur la place du Capitole qu'ils ont recouvert de neige carbonique tout en faisant hurler les sirènes de leurs véhicules.

Les soldats normalement chargés d'éteindre le feu entendent ainsi réclamer plus d'effectifs et de moyens. Ils dénoncent le paiement de seulement 70% des heures effectuées. C'est la raison de la grève symbolique d'une heure par jour qu'ils mènent depuis le 6 novembre.

A l'image des policiers ou des infirmières, ils insistent sur leur "mal-être" et un manque de considération. Ils se plaignent tout particulièrement des effectifs, qui ont guère évolué en dépit du boom démographique de Toulouse et sa banlieue.

On aime notre métier mais cela a ses limites. On a une rémunération limitée à 1.607 heures mais on en fait 2.256 heures,


explique Christophe Brunet, délégué CGT.

Les pompiers avaient manifesté aux côtés des policiers lors des récentes manifestations des forces de l'ordre à Toulouse.

Pour tenter d'éteindre l'incendie, la présidente du conseil d'administration du SDIS avait annoncé en début de conflit dans un communiqué de presse la création de 12 postes supplémentaires de pompier professionnel en 2017. Elle indiquait également que 2 nouveaux centres d'incendie et de secours mixtes (réunissant à la fois pompiers professionnels et pompiers volontaires) seraient construits d'ici 2020 à Blagnac-Aussonne et Montgiscard et que 6 centres de sapeurs-pompiers volontaires seraient rénovés ou reconstruits dans tout le département entre 2017 et 2019. 


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