Airbus : la “fausse bombe” découverte dans un A330 était en fait... un thermomètre

Le bâtiment a été évacué / © E. Wat / France 3
Le bâtiment a été évacué / © E. Wat / France 3

Airbus a procédé à la mi-journée ce vendredi à l'évacuation partielle du site Clément Ader à Colomiers près de Toulouse après une alerte à la bombe. L'engin "artisanal" était en fait un dispositif de relevé de températures d'un sous-traitant.

Par Fabrice Valery

Incroyable scénario, qui a conduit ce vendredi à l'évacuation partielle de la chaîne d'assemblage final de l'A330 sur le site Clément Ader d'Airbus à Colomiers, près de Toulouse : l'engin découvert et qui ressemblait à une bombe artisanale était en fait un "bricolage" d'un sous-traitant.

L'alerte a été donnée à midi après la découverte par des ouvriers d'un objet suspect, qui pouvait faire penser à une bombe artisanale, dans deux compartiments d'un A330 en cours de montage.
Au total, les policiers découvrent alors deux dispositifs distincts : 6 canettes de soda intactes reliées entre elles, 3 par 3, par des fils électriques eux-mêmes reliés à des "dispositifs" enveloppés dans du papier adhésif.

Après examen par les démineurs, les canettes de Coca se sont révélées vides de tout explosif...mais pleines de soda. "Une très mauvaise plaisanterie" car c'est avec ce type de mécanisme, des explosifs dans une canette d'aluminium, que l'Airbus russe aurait explosé dans le Sinaï. 

Le lieu précis était le bâtiment G2 où l'on procède à l'aménagement commercial des A330. Des investigations ont été menées jusque vers 14 heures et une fois que l'engin a été pris en charge par les démineurs et les lieux sécurisés, les salariés ont pu reprendre leurs postes de travail. 

Mais rebondissement en fin de journée. Selon la direction de la communication d'Airbus, la "fausse bombe" serait en fait un dispositif "bricolé" par un employé d'un sous-traitant qui fournit les chariots pour les hôtesses. Il avait mis au point un système pour vérifier la température et semble l'avoir oublié dans l'A330 en construction. 

Un "oubli" qui aura mobilisé pompiers, policiers, démineurs et mis à l'arrêt la chaîne de production pendant plus de deux heures. 

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