Voitures brûlées, affrontements avec la police : scènes de violences urbaines à Toulouse

L'un des véhicules incendiés dimanche soir à la Reynerie / © L. Lemberton / France 3
L'un des véhicules incendiés dimanche soir à la Reynerie / © L. Lemberton / France 3

Le quartier de la Reynerie a vécu une soirée très tendue dimanche soir. De nombreux véhicules ont été incendiées et les policiers ont dû faire face à des scènes de guérilla urbaine. 

Par Fabrice Valery

Le quartier de la Reynerie, qui fait partie du grand Mirail à Toulouse, a été secoué par des affrontements entre une centaine de personnes et la police dimanche soir. 

Selon une source policière, les événements ont démarré vers 20 heures et se sont poursuivis une grande partie de la soirée. Les policiers toulousains qui ont tenté d'assurer le retour à l'ordre ont ensuite été épaulés par des renforts d'une compagnie de CRS et par un hélicoptère. Les policiers ont été notamment la cible de jets de pierres. Le commissariat de Bellefontaine a également été visé, quelques véhicules de police étant légèrement endommagés. 

Les événements auraient démarré en raison le suicide d'un détenu à la maison d'arrêt de Seysses. Le parquet de Toulouse a confirmé à France 3 qu'un détenu avait été retrouvé pendu dans sa cellule du quartier disciplinaire en fin de journée samedi. Une enquête a été ouverte pour recherche des causes de la mort.

Mais selon des sources policières, ces événements pourraient plutôt être liés à l'interpellation dans l'après-midi d'une femme qui portait un niqab et qui a refusé de montrer son visage aux policiers. Elle aurait alors crié et l'interpellation a dégénéré, les policiers, pris à partie par une trentaine de personnes ayant alors étaient contraints d'utiliser des moyens de dégagement, flashball et grenades lacrymogènes. 

Lundi, l'heure était donc au bilan dans le quartier de la Reynerie. La direction départementale de la sécurité publique (DDSP) de la Haute-Garonne parle de 11 voitures brûlées et de nombreux containers poubelles incendiés. Il n'y a pas eu d'interpellation. 

Pour le syndicat de police Unité-SGP, Didier Martinez, responsable régional, parle "d'une nuit éprouvante pour l'ensemble des collègues qui ont dû s'adapter et faire face à une situation atypique. Unité SGP condamne fermement ces agissements émeutiers et apporte son total soutien aux policiers toulousains".

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