Les gardiens de prison de Lannemezan manifestent devant le centre pénitentiaire

Les gardiens de prison devant leur établissement à Lannemezan / © Régis Cothias / France 3 Midi-Pyrénées
Les gardiens de prison devant leur établissement à Lannemezan / © Régis Cothias / France 3 Midi-Pyrénées

Les surveillants pénitentiaires de Lannemezan ont débrayé tôt ce mardi matin à la suite d'un appel national de grève. En cause, la réforme judiciaire, la surpopulation carcérale et le manque de soin psychiatriques pour beaucoup de détenus.

Par Véronique Haudebourg

Faisant écho à un mouvement national de l'UFAP et l'UNSA, les gardiens du centre pénitentiaire de Lannemezan ont manifesté leur mécontentement ce matin devant l'établissement où ils travaillent. En cause, la surpopulation carcérale, la réforme de la justice, le manque et l'inadéquation des moyens. Si les surveillants ont perturbé le fonctionnement de l'établissement par leur blocage de l'entrée, ils n'ont pas pour autant paralysé son activité.
les gardiens de prison manifestent à Lannemezan


La prison de Lannemezan qui accueille 140 détenus condamnés à de longues peines est pleine mais sans surpopulation. En revanche, les 120 surveillants pénitentiaires dénoncent le fait que beaucoup de prisonniers souffrent de troubles psychiatriques, et qu'ils devraient plutôt séjourner dans des hôpitaux. Par ailleurs, de récents faits de violence et de circulation de portables et de vidéos avaient suscité la colère des gardiens.

A la prison de Montauban, dans le Tarn-et-Garonne, les gardiens du centre pénitentiaire de Beausoleil ont débrayé de la même manière. De même à Albi. A Rodez, le mouvement devrait avoir lieu mercredi.

Un appel national au blocage

L'UFAP a appelé les personnels à bloquer les établissements, les extractions judiciaires, les activités socio-culturelles et le travail, ainsi que les parloirs avocats.

Le syndicat réclame notamment la résorption des "plus de 800 vacances d'emplois" lors du prochain budget triennal, actuellement en cours d'élaboration, ou de gérer "les affectations" selon le profil des détenus dans les établissements, a expliqué son secrétaire général, François Forget.

Il demande également une réorganisation du travail, avec notamment un "travail en équipes", et une "redéfinition du rôle" des surveillants.

Le mouvement de ce mardi doit servir de "premier coup de semonce", selon M. Forget. Les responsables du syndicat examineront la suite à lui donner notamment à l'occasion de leur congrès qui se tient du 13 au 15 mai.

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