"Ô la belle vie" au Val d'Azun : un voyage au cœur des éléments

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C’est au Val d’Azun que nous retrouvons Sophie Jovillard dans "Ô la belle vie". L’occasion de profiter des dernières neiges et de découvrir " l’Eden des Pyrénées", cette nature à l’état brut, qui nous réserve de belles surprises lors de notre périple, au coeur des éléments.

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Sophie retrouve Hadrien Brasseur, guide accompagnateur et photographe animalier. Devant eux, le pic du midi d'Arrens, sommet emblématique du Val d'Azun "c'est un instant magique, quand la neige vient de tomber. Tout est feutré...". Hadrien nous emmène dans "son temple" comme il l’appelle : sa sapinière ou forêt de sapins, habitat naturel de nombreuses espèces animales en hiver, comme les renards, isards, mésanges et passereaux…un vivier d’inspiration pour notre artiste.  

L’air et l’eau, deux éléments complémentaires pour un oiseau rare : le cingle plongeur

Avec Sophie, Hadrien foule la neige pour nous emmener dans un de ses endroits préférés : le lac d’Estaing. Là-bas, avec son appareil photo, il traque un oiseau bien particulier : le cingle plongeur, appelé aussi le merle d’eau. Ce petit oiseau brun trapu à la gorge et à la poitrine blanche, est le seul de son espèce à pouvoir plonger pour arpenter les profondeurs des eaux glacées. Ses ailes deviennent alors nageoires, tandis que son anatomie lui permet de marcher sous l’eau, même à contre-courant. Une prouesse ! Près des cours d’eau, cascades ou lacs d’altitude, on peut l’apercevoir raser l’eau de ses ailes déployées avant de se poser sur un rocher. Puis, le voir plonger pour se nourrir et remonter pour reprendre son souffle, avant de re-piquer une tête. Notre photographe peut rester à l’affût des heures pour pouvoir capturer l’instant et nous offrir le cliché exceptionnel !  "Pour moi c’est un moment où j’oublie tout. C’est un moment hors du temps" confie le photographe à Sophie.     

Au fil de l’eau, retrouver la truite rose des Pyrénées  

Un peu plus bas à Lau-Balagnas, en suivant le fil de l’eau, Sophie se rend dans une ferme aquacole rencontrer un autre amateur de poisson. Il s’agit cette fois d’un ancien rugbyman de haut niveau, Frank Pomarez, qui est revenu vivre dans sa vallée natale pour gérer l’affaire familiale "La truite des Pyrénées". Notre jeune éleveur, est un homme engagé. Il se revendique paysan, sentinelle des rivières et héritier d’une tradition de 70 ans. Il faut dire que pour s'épanouir, notre précieux poisson exige les eaux fraîches, bien oxygénées et peu polluées.

Depuis l’élevage des œufs, il faut compter trois ans pour obtenir une belle truite. Aujourd'hui, à une époque où l'on aurait tendance à vouloir à vivre au plus près de la nature et consommer différemment, de grands chefs cuisiniers commencent à troquer le saumon nordique pour la belle truite locale.

Salés, poivrés, agrémentés de thym et de romarin du jardin, de beaux filets roses s’apprêtent à passer au fumoir avant d’être dégustés "La truite, plus elle vieillit, plus elle marque en couleur (...) C’est la crevette" précise Franck à Sophie.

le flamant rose est rose parce qu’il mange de la crevette.

Franck Pomarèz, paysan, éleveur de truites

Jean-Jacques Abdallah sculpte la pierre en hommage à sa terre natale et à ses habitants.  

Un peu plus loin à Arras-en-Lavedan, nous rejoignons un autre amoureux des animaux et des montagnes. Jean-Jacques Abdallah est né ici dans les Hautes-Pyrénées. Après avoir fait l'école des arts de Tarbes, il est devenu sculpteur animalier "je suis aussi berger à mi-temps" précise t-il à Sophie en nous montrant le troupeau de brebis de son fils.

Si l'artiste travaille le marbre et le granit, son matériau de prédilection est la pierre d'Arudy, véritable trésor pyrénéen exploité depuis l’antiquité. Ours du Val d’Azun, aigle de Cauterets, bouquetins, l’artiste sait aussi s’aventurer hors du bestiaire pour travailler sur des œuvres contemporaines. Un moment où il peut travailler davantage "à l'instinct", comme il le précise à Sophie.

Aujourd'hui, l'artiste travaille sur une oeuvre commandée par un entrepreneur : un berger de plus de 4 tonnes, mesurant près de deux mètres de haut… 

La compagnie Akouma ou l’art de savoir jouer avec le feu 

Cette troupe, c’est avant tout une histoire de copains. Originaires du Val d’Azun, ils ont tous un point commun : l’art de savoir jouer avec le feu. Certains étaient percussionnistes dans des associations, ou musiciens, d’autres danseurs ou artificiers. Jusqu'au jour où ils décident d’associer leurs compétences pour former une troupe. Une belle idée qui a donné naissance, en 2007, à la compagnie Akouma (petit démon en japonais). Aujourd’hui, le feu est la base de leurs spectacles "C’est un bel écrin, la neige et le feu" nous précise l’un d’eux.  

La compagnie se produit un peu partout en France et en Europe même si elle reste basée dans ce coin des Pyrénées. Aujourd’hui, la troupe prépare un spectacle à Soulom à côté d’Arras-en-Lavedan. A la nuit tombée, l’heure de la répétition approche et nos amis saltimbanques comptent bien mettre le feu.  

"Ô la belle vie": "Val d'Azun : au coeur des éléments" à voir le dimanche 8 mai 2022, à 12h55.

Emission présentée par Sophie Jovillard. Réalisée par Laurent Desvaux. Une coproduction France 3 Occitanie/Grand Angle Productions.

A retrouver sur notre site des replay Francetv.fr 

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