Bouffée d'oxygène pour Alstom à Tarbes après la méga-commande de TGV du futur passée par la SNCF

La méga-commande pour 2023 d'une centaine de TGV du futur passée par la SNCF à Alstom offre une perspective de pérennisation pour les 10 prochaines années du site de production de Tarbes spécialisé dans les chaîne de traction des rames.
 

La méga-commande de TGV du futur passée par la SNCF à Alstom devrait, selon la direction du groupe, permettre au site de Tarbes de maintenir l'emploi pendant une décennie.
La méga-commande de TGV du futur passée par la SNCF à Alstom devrait, selon la direction du groupe, permettre au site de Tarbes de maintenir l'emploi pendant une décennie.

C'est un énorme contrat qui a été validé mercredi par la SNCF : un contrat de trois milliards d'euros passé à Alstom portant sur une centaine de TGV du futur, une commande cruciale pour le constructeur ferrovaire français en passe de passer sous le contrôle de l'allemand Siemens.

La commande, qui concerne "une centaine de rames" de la cinquième génération de TGV, constitue une bouffée d'oxygène pour Alstom, au moins pour 10 des 12 sites du groupe, dont celui de Tarbes-Seméac, qui participeront à la construction de cette centaine de TGV, alors que certaines usines étaient menacées depuis le rapprochement avec Siemens. 

Alstom emploie 9.000 salariés en France, dont 600 à Tarbes (et 200 intérimaires) et 34.500 dans le monde.

Avec cette nouvelle commande, l'usine des Hautes-Pyrénées assurera la conception et la fabrication des blocs de traction des rames de ce TGV du futur pendant une décennie.

Cette méga-commande va nous permettre de maintenir l'emploi sur le site de Tarbes

, indique-t-on à la direction régionale sud-ouest d'Alstom.

     
La livraison des premières séries commencera en 2023 et se terminera en 2031.

Les nouvelles rames viendront remplacer le TGV Duplex, à étage, qui roule depuis 1995, avec de nouvelles voitures d'une capacité comprise "entre 600 et 750 places" permettant "un gain de places de l'ordre de 20%", a précisé indiqué le PDG de la SNCF Guillaume Pepy. "On en a beaucoup plus pour moins cher" a-t-il souligné.
    
La SNCF se donne pour objectif d'accueillir 25 millions de clients en plus des 100 millions de clients qu'elle accueille chaque année dans ses TGV.
  
Pour l'économiste Marc Ivaldi, professeur à l'école d'économie de Toulouse, "il est certain que d'avoir un carnet de commandes bien rempli n'est pas une mauvaise chose" pour Alstom dans son contexte de rachat par Siemens, notant qu'ainsi "la mariée est plus jolie". 

Alstom avait remporté en 2016 l'appel d'offres pour développer avec la SNCF cette nouvelle génération de TGV. Selon Guillaume Durant, responsable du secteur ferroviaire au cabinet de conseil Wavestone, "c'est plutôt l'Etat qui a poussé les décisions en 2016 au moment où il fallait sauver Alstom, et qui a essayé d'obtenir ces commandes".

Les explications de Saloua Taourda : 
Bouffée d'oxygène pour Alstom à Tarbes après la méga-commande de TGV du futur passée par la SNCF

 
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
économie emploi transports