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L'installation d'horodateurs au sein d'une réserve naturelle des Hautes-Pyrénées provoque la colère d'une association

Avec ces horodateurs, il faudra désormais s'acquitter de 10 euros pour aller randonner dans les lacs du Néouvielle. / © France 3 Occitanie - Alipy
Avec ces horodateurs, il faudra désormais s'acquitter de 10 euros pour aller randonner dans les lacs du Néouvielle. / © France 3 Occitanie - Alipy

Le syndicat intercommunal à vocation unique Aure Néouvielle Aragnouet (Hautes-Pyrénées) vient de mettre en place deux horodateurs sur les parkings de la réserve naturelle de Néouvielle. Une installation dénoncée par des habitués de la montagne.

Par Sylvain Duchampt

"L'installation d'une barrière de péage sur une route départementale étant illégale, il fallait qu'ils aient une autre solution. Ils l'ont trouvé." Valérie Dridi, co-présidente de l'association Alipy, ne décolère pourtant pas.
 

Ce matin, les membres de son collectif se sont rendus sur place pour constater de visu : deux horodateurs ont été installés sur le parking de la réserve naturelle de Néouvielle (Hautes-Pyrénées) et une douzaine de trous ont été creusés probablement "pour cloisonner le futur parking payant".  
 

Selon l'association, il faudra prochainement "s’acquitter d'une somme avoisinant les 10€ pour aller randonner à la journée dans les lacs du Néouvielle." Les recettes issues du parking devraient permettre d’améliorer l’accueil des visiteurs et de mettre en œuvre un circuit autour du lac d’Orédon.

Une tarif jugé "énorme" par Valérie Dridi qui ne croit pas à la raison des collectivités locales pour justifier cette implantation. "L'objectif affiché est de réduire l'impact sur l'environnement et de gérer l'afflux touristique, explique-t-elle. Si c'est véritablement le cas, il suffit d'y interdire l'accès aux voitures, en coupant la route et d'implanter des parking beaucoup plus bas. Tout ceci est fait seulement pour répondre aux baisses des dotations de l'Etat."

L'Alipy affirme avoir pris contact avec le maire d'Aragnouet et président du SIVU, Jean Mouniq, afin d'obtenir des explications sur l'absence d'arrêté municipal et d'information sur la tarification en mairie.

Egalement contacté par notre rédaction, Jean Mouniq n'a pas répondu à nos sollicitations.

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