A Tarbes, des "ambassadeurs de la nuit'' traquent les magasins qui restent éclairés entre 1h et 7 h du matin

Les ambassadeurs de la nuit prennent les vitrines éclairées en photo pour constituer un dossier. / © L.S
Les ambassadeurs de la nuit prennent les vitrines éclairées en photo pour constituer un dossier. / © L.S

Pour lutter contre la pollution lumineuse, des bénévoles de France Nature Environnement ont sillonné les rues de Tarbes dans la nuit de samedi à dimanche pour repérer les magasins qui restent allumés malgré une loi qui interdit l'éclairage la nuit, entre 1 heure et 7 heures du matin. 

Par J.V

Une dizaine de bénévoles, des ''ambassadeurs de la nuit'', ont parcouru les rues de Tarbes dans la nuit de samedi à dimanche pour repérer les magasins qui ne respectent pas la loi en matière d'éclairage nocturne. De nombreuses vitrines qui passent malheureusement la nuit, toute lumière allumée. 

Séparée en trois équipes, les bénévoles ont sillonné le centre ville à la recherche des structures ''hors la loi''. Les vitrines ont été systématiquement prises en photo.

''L'objectif est de constituer un dossier et de l'envoyer au maire de Tarbes.''explique Léa, une ''ambassadrice de la nuit''. La jeune femme insiste sur le côté pédagogique de la démarche :''Ensuite, en journée, nous irons rencontrer les responsables de ces boutiques pour les sensibiliser à cette pollution lumineuse et cette consommation énergétique inutile.'' 

Située aux portes de la Réserve Internationale de Ciel Etoilé du Pic du Midi (RICE), Tarbes fait partie de ces villes, comme Toulouse et Barcelone, dont le halo lumineux pollue l'observation du ciel du haut de l'observatoire du Pic du Midi.
 
Les bénévoles de FNE ont sillonné Tarbes à la recherche de bureaux restés allumés. / © L.S
Les bénévoles de FNE ont sillonné Tarbes à la recherche de bureaux restés allumés. / © L.S
 

Plus de 200 vitrines ''hors la loi'' en Occitanie


Depuis 2017, FNE Midi-Pyrénées a repéré plus de 200 commerces dont la vitrine était illuminée entre 1h et 7h du matin dans différentes villes de Haute-Garonne et du Gers. 

Selon FNE, la pollution lumineuse est source d’une dépense énergétique inutile et d’un gaspillage économique conséquent. Elle perturbe également fortement la biodiversité et ses effets néfastes sont reconnus sur la santé humaine (perturbations des cycles biologiques, hormonaux, et facteurs cancérigènes) ainsi que sur le climat.
  

Une loi existe depuis 2013


Reconnue en 2009 lors du Grenelle sur l’environnement, la pollution lumineuse a été encadrée en 2013 par un arrêté « d’extinction » précisant les horaires de coupure obligatoires de l’éclairage et les sanctions encourues en cas de non-respect.
En effet, la législation impose depuis 2013 que les éclairages intérieurs de locaux à usage professionnel, les éclairages des vitrines de magasins, de commerce ou d'exposition soient éteints au plus tard à 1 heure du matin ou une heure après la fin de l'occupation des locaux si celle-ci intervient plus tardivement.

Mais les contrôles restent largement insuffisants.

Un nouvel arrêté, publié le 27 décembre 2018, est venu renforcer et compléter l’application de ces mesures. Ainsi, d’ici 2021, les éclairages de mise en valeur du patrimoine, des parcs et jardins ou encore des parkings devront être éteints au cours de la nuit.



 

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