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Tarbes : des grévistes de la clinique de l'Ormeau devant la justice

Environ 400 personnes sont venues soutenir les salariés de la clinique de l'Ormeau assignés devant le tribunal de grande instance de Tarbes / © Régis Cothias/France 3 Midi-Pyrénées
Environ 400 personnes sont venues soutenir les salariés de la clinique de l'Ormeau assignés devant le tribunal de grande instance de Tarbes / © Régis Cothias/France 3 Midi-Pyrénées

Le conflit de la clinique de l'Ormeau à Tarbes a fait étape devant le tribunal de grande instance ce mardi. La direction avait assigné des salariés pour faire cesser l'occupation de l'établissement. Le tribunal rendra son jugement ce mercredi 14 décembre.

Par JM avec AFP

Le conflit social à la clinique de l'Ormeau, à Tarbes, s'est prolongé ce mardi matin devant la justice, avec l'assignation par la direction de 17 salariés devant le tribunal de grande instance.

Entre 400 et 500 personnes se sont massées en début de matinée devant le TGI de Tarbes. Dans le dos de certains manifestants en blouse blanche, on pouvait lire: "aide soignante en grève" ou "urgences, personnel en souffrance".

La justice appelée en renfort pour faire cesser l'occupation


La direction de la polyclinique a assigné 17 salariés en référé pour faire cesser l'occupation de l'établissement, estimant qu'elle "excède l'exercice normal du droit de grève" et fait "craindre un risque sanitaire majeur".
Une centaine d'autres grévistes se sont adjoints à la procédure aux côtés des 17 salariés, a indiqué leur avocat, Me Jean-Jacques Fellonneau. L'occupation, qui durait depuis une dizaine de jours, a pris fin lundi soir.

A l'audience, Me Isabelle Christian-Demangeot, avocate de la clinique, a rappelé l'estimation d'un médecin formulée lors du comité médical 'établissement: "1.500 patients sont impactés par la grève et 600, qui devaient être diagnostiqués, n'ont pas pu l'être".
Elle a évoqué une "atteinte à la liberté de travailler et une atteinte à la qualité de soins".

Les grévistes "défendent leurs salaires, mais aussi leurs outils de travail", a répliqué Me Fellonneau, assurant avoir "énormément de témoignages de médecins, de patients qui sont venus travailler sans aucune gêne".
Il a demandé à son tour le retour de la direction, et non d'"un cabinet tiers", à la table des négociations.

Le jugement a été mis en délibéré à mercredi matin.

Le conflit toujours dans l'impasse


Au sein de la polyclinique, le mouvement dure depuis le 8 novembre, touchant entre 45 et 60% du personnel soignant selon les sources. Les négociations sont dans l'impasse entre les grévistes et la direction de l'établissement, qui appartient au groupe Medipole partenaires. Lundi soir, les discussions avaient repris, avant d'échouer à nouveau.
Les grévistes ont annoncé, faute d'évolution, vouloir mener un blocage "complet" de la clinique mercredi à partir de 7H30.

L'inquiétude des médecins


Dans un communiqué, la Coordination des médecins libéraux des Hautes-Pyrénées s'est inquiétée de la durée du conflit.
"Les négociations doivent reprendre au plus vite pour trouver une issue à ce conflit très dangereux en terme de démographie médicale dédiée aux spécialités et à l'efficience professionnelle des médecins libéraux de ville", selon cette Coordination.

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