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Béziers : un incendie criminel provoque l'arrêt du chantier du quartier de la Devèze

L'îlot Bonniface était en pleine destruction lorsque la pelleteuse du chantier a été incendiée volontairement, ce qui provoque l'arrêt total des travaux. / mars 2019. / © F. Jobard / France 3 LR
L'îlot Bonniface était en pleine destruction lorsque la pelleteuse du chantier a été incendiée volontairement, ce qui provoque l'arrêt total des travaux. / mars 2019. / © F. Jobard / France 3 LR

A Béziers, le projet de requalification du quartier de la Devèze prévoyait la destruction de 560 logements. Tout a été stoppé suite à un incendie criminel. Élus et professionnels locaux réagissent à cet acte causant le retard d'un chantier qui coûte plus de 140 millions d'euros.

Par Olivia Boisson


A Béziers, au quartier de la Devèze, nos journalistes s'intéressent à l'îlot Bonniface, qui était en cours de destruction. Deux jours après le début du chantier, la pelleteuse a été volontairement incendiée, ce qui a provoqué l'arrêt des travaux.

Gérard Abella est le Président de Béziers Méditerranée Habitat. Il réagit suite à cet incendie criminel. 

L'entreprise qui s'occupe du chantier est une entreprise réactive, mais là, l'engin coûte entre 500.000 et 900.000 euros. Il faut trouver un autre engin, et l'entreprise veut un minimum de sécurité pour pouvoir reprendre le chantier dans de bonnes conditions et ne pas mettre ses ouvriers et engins en péril.

Un investissement de 147 millions d'euros


Ce chantier a un coût : 147 millions d'euros ont été investis. L'objectif est de requalifier le quartier en détruisant près de 560 logements. Mais aujourd'hui, le chantier est stoppé net : toute la semaine, les actes de vandalisme se sont multipliés au quartier de la Devèze.

Robert Ménard met en cause la responsabilité de l'Etat


Dans une vidéo sur Twitter, le maire de Béziers, Robert Ménard, met en cause la responsabilité de l'Etat.
 
 

Ca suffit ! Il faut que la police municipale mais aussi la police nationale soient présentes tout le temps ici pour assurer l'ordre. Il est hors de question qu'à cause de petites crapules, tout un quartier soit pris en otage. C'est inacceptable, on ne le fera pas, il faut tous se réunir et que l'Etat prenne ses responsabilités.

Selon le sous-préfet, ces logements destinés à la destruction, sont devenus vacants et servaient de planque aux trafiquants de drogue. Certains d'entre eux ont été interpellés. 

Les incendiaires de l'engin de chantier n'ont toujours pas été identifiés.

Reportage d'Ophélie Le Piver, François Jobard et Laurence Chraibi.

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