"Je suis prêt à l'allumer si une personne est prête à me financer" : sur TikTok il proposait de commettre un attentat contre Emmanuel Macron

L'individu âgé d'une trentaine d'années a été arrêté mercredi 14 février à Cruzy, petit village aux confins de l'Hérault et de l'Aude, à l'ouest de Béziers, où il réside. Il a été placé en garde à vue par les gendarmes pour avoir menacé la vie du président de la République.

L'homme installé dans le sud-Hérault depuis trois ou quatre ans avec sa femme et un jeune enfant habite au centre-bourg de Cruzy. 950 habitants.

Un attentat contre Emmanuel Macron ?

Il a été interpellé mercredi par les gendarmes de la brigade de Capestang, avec l'aide du Psig, le Peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie, confirme dans un communiqué le procureur de la République de Béziers Raphaël Balland.

Décrit comme solitaire et très renfermé, il aurait proféré des menaces de mort contre Emmanuel Macron, sur le réseau social chinois TikTok, proposant même ses services contre rétribution pour commettre un attentat. La cible étant le président de la République.

Selon nos confrères de Midi libre, "des vidéos, qui ont, depuis hier, été supprimées ont été visionnées sur le réseau social. Sur ces dernières, il aurait proposé, à plusieurs reprises, de commettre un attentat contre le Président Macron. Il demandait pour cela de se faire rémunérer".

Sur l'un des messages, était écrit "Je suis prêt a l'allumer si une personne est prêt a me financer pour le voir mort et l'argent sera redistriubais a tt les français !!!", détaille le parquet.

Une menace réelle ?

L'Héraultais, placé en garde à vue, a été auditionné par les gendarmes avant d'être présenté au Parquet. Raphaël Balland indique qu'il a ensuite été "présenté au juge des libertés et de la détention lequel décidait dans la soirée de le placer sous contrôle judiciaire, contrairement aux réquisitions du parquet qui sollicitait son placement en détention provisoire pour être jugé en comparution immédiate le lendemain. Il sera donc finalement jugé le 28 mars 2024 à 8h30 avec d’ici là l’interdiction de détenir une arme, et les obligations de pointage à la gendarmerie une fois par semaine et de suivre des soins psychologiques et en addictologie".

Le maire de Cruzy explique que "l'homme vivait un peu en marge du village avec sa famille".

Il a des tatouages sur le visage et notamment des armes, dont une bien visible sur la tempe. Ce n'est pas quelqu'un avec qui nous serions allés discuter naturellement.

Un voisin.

Interview réalisée par Jean-Pierre Amarger pour Midi Libre.

Reste à savoir si ses menaces numériques étaient réelles ou si elles relevaient de l'affabulation. Et dans l'affirmative, quelles étaient les motivations de ce trentenaire héraultais ?