Lunel-Viel : une étude pour améliorer la qualité du tri

Ce matin, à l’incinérateur de Lunel-Viel, les sacs poubelles issus des dernières collectes ont été ouverts et scrutés à la loupe. Première étape d’une étude menée sur plusieurs mois pour améliorer et repenser le tri des déchets.
A Lunel-Viel, une étude des déchets est lancée en vue d'améliorer la qualité du tri - 10 septembre 2021
A Lunel-Viel, une étude des déchets est lancée en vue d'améliorer la qualité du tri - 10 septembre 2021 © Jean-Philippe Faure - FTV

Du métal, du textile, du verre, du bois des matières recyclables ... tant d'ordures qui ne devraient plus se trouver dans les poubelles grises qui jonchent les coins de nos rues. Pourtant, au centre de tri de Lunel-Viel, chargé du traitement des déchets de plus de 200 000 personnes, du pic Saint-Loup à la Camargue, toutes sortes de déchets sont trouvées alors que le centre est censé collecter les ordures ménagères seulement : "Dans cette poubelle grise, on retrouve effectivement beaucoup de verres, des matières organiques, des sacs des supermarchés. On retrouve beaucoup de choses qui ne devraient pas être dans ces ordures résiduelles ménagères", nous dit Julien Baroni, de DV2 études et services pour l'environnement. 

Améliorer et faciliter le tri

Pour améliorer le tri à la source, une analyse des déchets a été réalisée ce vendredi matin : "L’objectif est de connaître le contenu des poubelles pour en extraire les bios déchets, explique Fabrice Fenoy, le président du Syndicat Mixte entre Pic et Etang, donc tous les déchets d’origine végétale ou animale, cela peut-être des résidus de jardin, des déchets alimentaires. En fait, le paradoxe, c’est que là nous sommes dans le hall d’un incinérateur donc on brûle les déchets mais quand vous jetez une pomme ou des restes alimentaires ils sont composés principalement d’eau. Ce qui veut dire que l’on brûle principalement de l’eau, et donc ça ne sert à rien c’est aberrant."

L’étude va être réalisée sur plusieurs mois et va permettre de savoir quelle est la quantité de bios déchets présents dans ces ordures ménagères : "Là on analyse ce qu’il y a dans les poubelles pour savoir combien il y a de bios déchets, parfois c’est 30% et ça peut aller jusqu’à 50%, ajoute Fabrice Fenoy. Car à partir du 30 décembre 2023 on devra les traiter à part et cela pose une série de questions : comment on collecte ces déchets selon les quartiers et après qu’est-ce que l’on fait de ces déchets aussi.

Etendre le compostage

Des solutions sont déjà à l’étude comme le compostage : "Aujourd’hui, nous sommes sur des solutions de compostage, de réutilisation du déchet avec des poules, des zones de compostage semi-collectif comme un pied d’immeuble, des plateformes de compostage plus industrielles qui pourraient recevoir des déchets en plus grande quantité," explique Julien Baroni.

Cette étude va être réalisée sur plusieurs mois et va permettre de faciliter et améliorer le tri.Chaque année, près de 120 000 tonnes d’ordures ménagères sont incinérées à l’unité de valorisation de Lunel-Viel.  

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