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3.000 personnes du Languedoc-Roussillon ont participé à la manifestation parisienne contre le mariage pour tous

1.000 manifestants sont partis de Montpellier, ce dimanche matin, à 9h26, en train vers Paris. Ils ont rejoint les 4 cortèges de la capitale, 2.000 autres personnes venues en cars du Languedoc-Roussillon.
Montpellier :  départ des manifestants contre le mariage pour tous pour Paris - 13 janvier 2013.
Montpellier : départ des manifestants contre le mariage pour tous pour Paris - 13 janvier 2013. © F3 LR E.Jubineau

900 cars et 7 rames de TGV ont été affrêtés dans toute la France par les opposants au projet de loi pour le mariage homosexuel pour venir manifester à Paris.
500.000 à 800.000 manifestants sont venus, parmi eux, environ 3.000 personnes de notre région.



Montpellier :  départ du TGV des manifestants contre le mariage pour tous pour Paris - 13 janvier 2013.
Montpellier : départ du TGV des manifestants contre le mariage pour tous pour Paris - 13 janvier 2013. © F3 LR E.Jubineau


Montpellier :  départ des 1.000 manifestants héraultais contre le mariage pour tous pour Paris - 13 janvier 2013.
Montpellier : départ des 1.000 manifestants héraultais contre le mariage pour tous pour Paris - 13 janvier 2013. © F3 LR E.Jubineau

La manifestation à Paris en 4 cortèges

Dimanche, dans les rues de Paris, les opposants au mariage homosexuel et à l'adoption manifesteront dès 12H30-13H00 au sein de trois cortèges organisés par le Collectif "La Manif pour tous", qui convergeront vers le Champ-de-Mars, tandis qu'un quatrième sera emmené par les intégristes de Civitas.

* Un premier cortège partira de Denfert-Rochereau (sud)

Départ des manifestants venant des 6e, 7e et 15e arrondissements, des villes du Sud et du Sud-Ouest. C'est dans ce cortège que se retrouveront la plupart des porte-parole de La Manif pour tous, dont son égérie, l'humoriste catholique Frigide Barjot.
Ils devaient initialement partir de place d'Italie, mais ont changé d'avis pour éviter tout "amalgame" avec le cortège des ultra de Civitas, dont ils dénoncent
"l"homophobie".

* Un deuxième cortège au départ de la place d'Italie (sud-est)

S'y donnent rendez-vous les manifestants habitant dans les 1er au 5e, 9e au 14e, 19e et 20e arrondissements parisiens et les villes de l'Est, du Nord-Est et du Sud-Est.
Une délégation d'élus y sera également, avec le président de l'UMP, Jean-François Copé, le patron des députés UMP, Christian Jacob, les ex-ministres Xavier Bertrand et Brice Hortefeux. M. Copé doit s'y rendre dès 12H00. Les élus UMP envisagent de démarrer la marche à 12H30 au lieu de 13H00, à partir du métro Les Gobelins (station fermée), proche de la Place d'Italie. Des sources à l'UMP et chez les organisateurs affirment que plus d'une centaine de parlementaires sont attendus, mais certains, comme Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez, pourraient choisir de se fondre dans le cortège et ne pas s'afficher en première ligne. Sont également attendus Christine Boutin (PCD) et Philippe de Villiers (MPF), ainsi que le député d'extrême droite Jacques Bompard.
L'organisation royaliste et nationaliste Action française rejoindra aussi ce cortège.

* Un troisième cortège partira de la porte Maillot (nord-ouest)

Il concerne les manifestants habitant dans les 8e, 16e au 18e arrondissements parisiens et les villes de l'Ouest et du Nord-Ouest.
Si Marine Le Pen, absente, a affirmé que son parti n'appelait pas à manifester, une délégation frontiste, où seront présents de nombreux cadres, s'est donné rendez-vous à 12H30. Les deux députés FN Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen ont prévu de s'y joindre, tout comme Bruno Gollnisch et les vice-présidents Louis Aliot et Marie-Christine Arnautu, ainsi que le secrétaire général Steeve Briois.
Le Bloc identitaire (extrême droite) participera à ce cortège.

* Un quatrième cortège, mené par l'organisation catholique intégriste Civitas, partira de la place Pinel, non loin de la place d'Italie.

Il sera rejoint par le Parti de la France de Carl Lang (extrême droite), les Jeunesses nationalistes (extrême droite radicale) et d'autres associations, comme Renaissance catholique ou les anti-avortement "SOS Tout-Petits". Le Cercle national des combattants de Roger Holeindre annonce un "char tricolore" 
Ils prévoient de défiler dans le sillage du cortège de "La Manif pour tous" mais à distance, pour être "solidaires des marcheurs mais désolidarisés de Frigide Barjot, qui manie le mensonge et le double discours".
L'arrivée est prévue place Vauban (VIIe), derrière les Invalides, soit à 750 m du Champ-de-Mars.


Attention, plusieurs stations de métro seront fermées, au départ et à l'arrivée des cortèges.
- Métro: Place d'Italie (correspondances non assurées), Porte Dauphine, et Les Gobelins, fermées entre11h00 et 17h00, ainsi que Ecole militaire, Passy et Dupleix entre 14h00 et 20h00. Bir-Hakeim, proche du Champ de Mars, restera ouverte.
- RER: Champs de Mars et Pont de l'Alma fermées de 14h00 à 20h00.
- Lignes de Bus déviées: 21, 22, 27, 28, 30, 31, 38, 39, 42, 47, 57, 58, 63, 67, 68, 69, 70, 72, 80, 82, 83, 88, 89, 91, 95, 96, PC1, 132, 216 et 283.


115 parlementaires ont signé un appel à un référendum

115 parlementaires ont signé un appel lancé par le député UMP Henri Guaino en faveur d'un référendum sur le mariage homosexuel, selon une liste publiée sur le site du Journal du Dimanche.
Nathalie Kosciusko-Morizet, Bruno Le Maire et Valérie Pécresse figurent dans cette liste, ainsi que des parlementaires centristes, mais pas Jean-François Copé et François Fillon.
"Soucieux de préserver la cohésion des Français que ce sujet divise, députés et sénateurs, nous demandons solennellement au président de la République de soumettre à référendum le projet de loi sur +le mariage pour tous+ afin que chaque Français puisse peser toutes les conséquences et se prononcer en conscience après qu'il y ait eu un vrai débat dans le pays", écrivent-ils dans cet appel.

Pour sa part, le député UMP Laurent Wauquiez avait annoncé dimanche dernier son intention de déposer à l'Assemblée nationale une "motion référendaire" soutenue par d'autres parlementaires pour tenter de "forcer" François Hollande à recourir à cette consultation.
D'après l'article 11 de la Constitution, le président de la République peut décider d'organiser, sur proposition du gouvernement ou du Parlement, un référendum sur l'organisation des pouvoirs publics, des réformes économiques, sociales ou environnementales ou relatives aux services publics. Les questions de société ne figurent pas explicitement dans cette liste.

La réforme constitutionnelle de 2008 a aussi prévu la possibilité d'organiser, sur le même type de sujets, des référendums à l'initiative d'un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales, mais la loi organique fixant les modalités de ces consultations n'a pas encore été définitivement votée.
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