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L'Occitanie adoptée à Montpellier : les réactions

Par 85 voix pour sur 158, les conseillers régionaux ont adopté le nom Occitanie ce matin à Montpellier. Le débat a été serré. La droite menace de saisir le gouvernement pour revenir à LRMP. Les Catalans ont manifesté à Salses. La gauche parle de respect de la démocratie locale.
Les conseillers de la région issue de la fusion territoriale entre Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées ont baptisé la nouvelle entité "Occitanie", un choix controversé voté en assemblée plénière à Montpellier.
Le nom "Occitanie", auquel est ajouté le sous-titre "Pyrénées-Méditerranée", a été adopté par 85 voix pour sur 158 conseillers à l'issue d'un vif débat. Huit membres de la majorité de la socialiste Carole Delga n'ont pas validé ce choix.

Le chef lieu de la région sera Toulouse et Montpellier accueillera l'assemblée.
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Quand LRMP devient Occitanie ©France 3 LR

Un total de 62 conseillers régionaux se sont prononcés contre


Cette décision ne sera officielle qu'après la validation du Conseil d'Etat devant intervenir avant le 1er octobre. Le nouveau nom était arrivé largement en tête d'une consultation citoyenne à laquelle avaient pris part près de 204.000 personnes.
Carole Delga, qui n'avait jusque là pas semblé favorable à "Occitanie", considéré comme une véritable provocation par les Catalans et jugé "ringard" et inutilisable à l'international par les milieux économiques, l'a finalement proposé au vote des élus, tout en y ajoutant "une référence permanente" aux Pyrénées et à la Méditerranée.

Il ne faut pas avoir peur de l'avis du peuple" a assuré la présidente de région.

Elle a assuré dans son discours que ce nom serait "fédérateur" et "ne laisserait personne au bord du chemin", annonçant vouloir "ouvrir un nouveau dialogue avec la culture catalane".

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Occitanie : un nom comme étendard selon carole delga ©France 3 LR

Les Républicains proposent de revenir à LRMP


Les prises de paroles précédant le vote ont donné lieu à des échanges musclés entre Carole Delga et des élus de l'opposition.
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Occitanie : réaction Christian Rivenque ©France 3 LR

Stephan Rossignol (Les Républicains) a fustigé le choix d'"Occitanie" y voyant "une véritable usurpation historique et géographique", le terme originel recouvrant 38 départements de la France actuelle. Il a dénoncé de la part de Carole Delga un "marchandage politicien" avec son allié EELV Gérard Onesta, qui a exigé au nom de la démocratie participative le respect des résultats de la consultation citoyenne organisée en mai et juin.

France Jamet, au nom du Front national (40 élus) a qualifié cette consultation de "fiasco". Elle a estimé qu'"Occitanie" était "une expression militante et clivante" et a regretté que le "nom historique de Languedoc" ait été écarté.
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Occitanie : réaction de France Jamet FN ©France 3 LR

La résolution votée vendredi fixe également le chef-lieu de la région à Toulouse et les réunions des assemblées plénières dans "l'aire urbaine de Montpellier", qui a perdu son statut de capitale régionale à la suite de la fusion.

Les Catalans mécontents


Le mot Occitanie exclut les Pyrénées-Orientales et le pays catalan par définition. Ce qui inquiète certains Catalans. 
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Occitanie : les Catalans pas contents à la St jean ©France 3 pays Catalan


Dans l'assemblée, en revanche, des élus socialistes et catalans comme Guy Esclopé disent faire confiance à la présidente de région pour porter la voix de la culture catalane. Le conseiller régional PRG note que le siège de l'eurorégion sera installé à Perpignan.

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Occitanie : réaction Guy Esclopé PS et catalan ©France 3 LR


A Toulouse, place du capitole Occitanie fait son chemin. Et les réactions sont plutôt favorables.

Sondage à Toulouse.

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Occitanie la réaction des Toulousains ©France 3 Midi-Pyrénées

 

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