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FISE 2019 Montpellier : les athlètes féminines se battent pour être reconnues !

Daniella, 10 ans, s'apprête à participer aux qualifications féminines de skateboard. / © O. Boisson / France 3 LR
Daniella, 10 ans, s'apprête à participer aux qualifications féminines de skateboard. / © O. Boisson / France 3 LR

A Montpellier, 15% des participants au FISE sont des femmes. En 2018, elles ne représentaient que 8% des athlètes. Se faire une place dans ce milieu de sports extrêmes n'est pas évident, mais pas impossible. Nous avons rencontré plusieurs sportives qui se battent pour être reconnues.

Par Olivia Boisson


Agée de 10 ans, Daniela participe déjà au FISE. La Barcelonaise s'entraîne avant les qualifications féminines de skateboard, sous le regard attentif de son père. L'enfant a un seul rêve en tête.

Je veux être la meilleure du monde. C’est ça mon rêve.


Vivre de sa passion


Auriane Daries a un tout autre objectif : elle aimerait vivre de sa passion. A bientôt 30 ans, impossible pour elle de subvenir à ses besoins grâce au sport. De ce fait, cette 9ème mondiale est également éducatrice sportive. Elle aimerait se consacrer uniquement au skateboard, en étant sponsorisée. Jusqu’à présent, sans succès.  

Celles qui n'ont pas le physique recherché et qui plaît actuellement, auront moins de sponsors, car elles auront moins de retombées sur les réseaux sociaux. Ce que recherchent les sponsors, c'est de la visibilité.


Des préjugés difficiles à faire disparaître


Pendant la qualification féminines de skateboard à laquelle participent Daniella et Auriane, nous sommes allés à la rencontre du public. Certains sont ravis de voir un tel spectacle et trouvent les figures réalisées impressionnantes, d'autres sont moins enthousiastes.

Cela vaut presque les hommes ! Les hommes sont plus fougueux et n'ont pas peur du danger!

Ces préjugés, Nikita Ducarroz les combat au quotidien. Spécialisée en BMX freestyle, elle milite pour la place de la femme au sein des sports extrêmes. Ce combat est aussi celui de sa mère, Nicole.

Je pense que pour les femmes, il faut de plus en plus de sponsors et il faudrait également que les salaires ou les prix soient les mêmes que pour les hommes. Ce n'est pas encore le cas.

Aujourd’hui, 15% des participants au FISE sont des femmes. En 2018, les sportives représentaient seulement 8% des athlètes.

Voici le reportage d'Olivia Boisson, Christophe Monteil, Gyotis Deslart et Elizaveta Kibireva.

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