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A l'hôpital des enfants de Montpellier, une équipe lutte contre la maltraitance

Le docteur Armelle Haquet, pédiatre référent du groupe Enfance en danger, au CHU Arnaud-de-Villeneuve à Montpellier. - Février 2018. / © France 3 Languedoc-Roussillon
Le docteur Armelle Haquet, pédiatre référent du groupe Enfance en danger, au CHU Arnaud-de-Villeneuve à Montpellier. - Février 2018. / © France 3 Languedoc-Roussillon

L'équipe d'Enfance en danger, pluridisciplinaire, concentre tous ses efforts pour prévenir les cas de maltraitance sur les bébés et les enfants. La rigueur du diagnostic est essentielle, avant l'intervention éventuelle des experts et de la Justice.

Par Carine Alazet avec Laurent Beaumel

Chaque mardi, au sein du CHU Arnaud-de-Villeneuve à Montpellier, le groupe Enfance en danger (GED) se réunit pour évaluer les situations dont il a connaissance. 

Deux pédiatres, deux médecins légistes, deux assistantes sociales, trois puéricultrices et deux secrétaires discutent des mesures à prendre selon les cas : information préoccupante, signalement, placement provisoire.

Au départ, la rigueur du diagnostic est essentielle.
Avec un seul objectif : prévenir les risques de maltraitance, intervenir avant qu'il ne soit trop tard.
Et c'est difficile, reconnaît Armelle Haquet, pédiatre aux urgences pédiatriques et médecin référent du GED.

L'an dernier, quatre nourrissons sont morts du syndrome du "bébé secoué" dans l'Hérault.

On sait notamment que pour ce type de maltraitance, il n'y a pas de facteurs sociaux. Cela peut arriver pour n'importe quel niveau socio-économique.

Pour que la prévention fonctionne, il faut une très bonne coordination entre les équipes médicales, les services sociaux et le système judiciaire. 

Reportage de Laurent Beaumel et Thierry Will:


Après le diagnostic et la phase de signalement, c'est au tour des enquêteurs et des experts médicaux spécialisés de prendre le relais. A eux de faire la part entre ce qui relève de la maladie, de l'accident ou de la volonté de maltraitance.

Malgré le manque de magistrats, pour le parquet de Montpellier, la prise en charge de la maltraitance des enfants est une priorité.

En 2017, 333 cas de maltraitance ont été suivis dans l'Hérault, contre 198 cas en 2015.
Une augmentation qui s'explique notamment par une meilleure prise en compte de ce phénomène, selon Christophe Barret le procureur de Montpellier.

Il y a davantage de signalements et une meilleure formation des médecins pour la détection de la maltraitance.

Les magistrats insistent sur la nécessité d'aller vite dans ce genre d'affaire. Il faut aviser les professionnels dès qu'il y a un soupçon.

Le procureur de la République à Montpellier était l'invité du 19/20 le 5 février :


Le groupe Enfance en danger d'Arnaud-de-Villeneuve peut être sollicité par n'importe quel service du CHU pour les enfants de 0 à 18 ans, vus en consultation ou dans un service d'hospitalisation. 
 



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