INÉDIT. Méditerranée : des pièges à ADN environnemental révèlent la présence de nouvelles espèces et de poissons en voie de disparition

La cartographie de la biodiversité de la Méditerranée, grâce à l'ADN des mammifères, est une grande première. Cette mission BioDivMed a été réalisée à l'été 2023 entre l'Italie, la France et l'Espagne. Les expertises scientifiques ont livré des résultats plutôt positifs. "Le littoral méditerranéen français est riche d'une incroyable biodiversité marine côtière en poissons et crustacés".

La Méditerranée est en très bonne forme. C'est le résumé très rapide d'une étude unique au monde sur la biodiversité marine.

Une bonne nouvelle pour la faune et la population de poissons et crustacés au large du littoral.

Des espèces nouvelles débarquent

Cette étude baptisée BioDivMed a permis de montrer que des espèces en voie de disparition étaient toujours présentes dans les eaux de notre domaine maritime.

Comme le requin à peau bleue, inoffensif pour l'homme, présent près de Banyuls-sur-Mer, dans les Pyrénées-Orientales. Ou encore le môle appelé aussi mola mola ou poisson-lune.

Nous avons découvert avec étonnement de nouveaux habitats remarquables qui présentent de fortes densités en espèces menacées, alors que ce ne sont pas forcément des sites protégés. Cet inventaire nous permet actuellement de dresser un premier état lieu et de développer plusieurs indicateurs de biodiversité.

David Mouillot, un des coordinateurs scientifiques de la mission BioDivMed.

Avec le réchauffement climatique, de nouvelles espèces sont apparues et colonisent désormais le nord de la Méditerranée. C'est le cas du crabe bleu et de la dorade coryphène plus connue sous le nom de mahi mahi, qui ont émigré depuis l'Océan Atlantique.

Autant de nouveaux spécimens à inventorier.

700 échantillons prélevés en 4 mois

Des pièges à ADN ont été répartis en mer entre les Alpes-Maritimes et les Pyrénées-Orientales en passant par la Corse, soit 2.000 kilomètres de côtes. Au total, 267 espèces de poissons ont été recensées.

C'est en récupérant puis en analysant l'eau de mer que les chercheurs ont trouvé des traces des différentes espèces sur leurs lieux de vie. Des traces qui permettent de déterminer l'ADNe, un patrimoine génétique environnemental, comme ce fut le cas en juillet dernier lors d'une campagne de prélèvements au large de Gruissan.

Ils permettent de dresser l'état de santé des fonds marins et les mesures de protection à prendre comme lutter contre la pollution ou mettre en place par exemple, des zones de protections marines.

Le but final étant de faire mieux coïncider l'activité humaine et la biodiversité. Et suivre l'évolution du milieu aquatique car cette étude sera reproduite entre 2025 et 2028.

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