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La jeunesse dans la rue pour le climat : “je veux avoir un avenir et que mes enfants aient un avenir”

Plusieurs milliers à Montpellier (ici sur la photo), 500 à Perpignan, les lycéens sont descendus dans la rue ce vendredi en faveur du climat.  / © O. Le Creurer
Plusieurs milliers à Montpellier (ici sur la photo), 500 à Perpignan, les lycéens sont descendus dans la rue ce vendredi en faveur du climat.  / © O. Le Creurer

Plusieurs milliers à Montpellier, 500 à Perpignan, les lycéens sont descendus dans la rue ce vendredi en faveur du climat. 

Par Olivier Le Creurer

La mobilisation a commencé dès le matin par endroits, comme à Montpellier sous une forêt de pancartes.

Il est temps que les choses changent


"Protéger l'atmosphère, pas les actionnaires", proclame celle d'Emma, 17 ans, en terminale L. Pour elle, "il est temps que les choses changent. Savoir que les iPhone sont fabriqués par des enfants dans des conditions dangereuses, savoir qu'au Mexique le Coca-Cola est moins cher que l'eau, nous ne voulons plus ça".

Toute ma vie, on m'a toujours dis de me taire et aujourd'hui j'ai envie de parler


Noëmie , 16 ans, est en 1ère L au lycée Champollion à Lattes. "Je suis ici pour faire entendre ma voix parce que toute ma vie, on m'a toujours dis de me taire et aujourd'hui j'ai envie de parler. Je veux une planète parce que là, c'est la fin. Les gens n'ont pas conscience de la gravité de la situation et ils ne font rien. Ils se sont endormis. Je suis déroutée. Je n'ai pas envie de vivre dans un monde comme ça."

Greta Thunberg nous a dit "Réveillez-vous!"


La lycéenne est très pessimiste.  "Il faudrait avoir une autre planète et tout recommencer à zéro. Il y a trop de chose à changer et on s'est réveillé trop tard. Et là, c'est important, c'est la jeunesse qui va peut-être changer les choses. J'espère que le mouvement va prendre de l'ampleur. Grâce à  Greta Thunberg qui nous a dit "réveillez-vous, on a besoin de vous car les adultes, ils en ont rien à faire. "
 


Eléonore, 17 ans est en Terminale S au lycée Clémenceau, à Montpellier. "je veux avoir un avenir. Je veux que mes enfants aient un avenir. Et qu'on ne vive pas dans conditions dramatiques.

Je veux avoir un avenir. Je veux que mes enfants aient un avenir


On veut montrer aux gens que l'on est motivés et qu'on est la relève du gouvernement actuel qui ne fait pas grand chose pour le climat actuellement. On veut montrer qu'on est en colère et que ça change. Si on n'essaie pas de changer les choses maintenant, qui le fera ? 
Il faudrait déjà limiter les émissions de gaz à effets de serres
 

"On demande l'état d'urgence climatique. Il faut réduire les plastiques. Il faut mieux recycler dans les cantines scolaires, faire le tri. Cela nous parait évidemment mais ce n'est pas le cas dans notre cantine." Jeanne est élève de seconde au lycée Joffre à Montpellier. "Il est important que la jeunesse se lève.

Nous, on sait que si on continue comme ça, dans 40 ans, il n'y aura plus de planète


Nous, on sait que si on continue comme ça, dans 40 ans, il n'y aura plus de planète. Chaque petit geste au quotidien a énormément d'impact. Il faut que chacun se mobilise." 
 

"Le Vigan est une petite commune et on n'arrive pas à bien se faire entendre, c'est pour cela que je suis là. Je suis un peu perdu actuellement. Il faut impérativement penser au développement durable.

Les adultes pensent au présent, nous on pense au futur


Les adultes pensent au présent, nous on pense au futur. C'est notre avenir," affirme Maël, 16 ans, élève de seconde à la cité scolaire André Chamson au Vigan. 
 

A Montpellier, on manifeste aussi en famille. Delphine est venue avec son mari et leurs deux enfants (un en primaire et l'autre au collège) et des amis de Générac. 
 
A Montpellier, on manifeste aussi en famille. Delphine est venue avec son mari et leurs deux enfants (un en primaire et l'autre au collège) et des amis de Générac.  / © O. Le Creurer
A Montpellier, on manifeste aussi en famille. Delphine est venue avec son mari et leurs deux enfants (un en primaire et l'autre au collège) et des amis de Générac.  / © O. Le Creurer

"S'il y a un moment où il faut se mobiliser, c'est maintenant. On sait à quel futur il faut s'attendre si on continue sur cette ligne droite de la surconsommation, de l'énergie foscile. Les enfants aussi le savent. Ma fille, l'autre jour, lisait dans Okapi qu'en 2050 il y aurait plus de plastique que de poissons dans les océans. Et elle m'a dit "mais maman en 2050, j'aurais ton âge." Et personne ne fait rien.

Ma fille, l'autre jour, lisait dans Okapi qu'en 2050 il y aurait plus de plastique que de poissons dans les océans. Et elle m'a dit "mais maman en 2050, j'aurais ton âge."


Je travaille dans l'environnement mais je sais que les choses ne vont pas assez vite et on a trouvé normal de se joindre à cette marche pour le climat. Je crois au mouvement citoyen mais là c'est tout le système qui doit changer et les gouvernements doivent se bouger."
 


500 lycéens à Perpignan


A Perpignan, environ 500 lycéens se sont retrouvés place de Catalogne. parmi eux, Myrtille. "Comme le disait Greta Thunberg :  "pourquoi aller étudier si on n'a pas d'avenir ?" Il est important d'être là aujourd'hui. Il faut favoriser les transports en commun, la marche à pied, prendre le moins possible la voiture. Moi, pour aller au collège, je prends le bus et je refuse l'utilisation du téléphone portable." 
 

Mickaël veut faire de la biologie marine : "donc ça me tient à coeur. J'ai besoin des océans, de l'oxygène. J'ai besoin d'avoir la planète pour moi." Le jeune lycéen est très inquiet: "le monde se meurt et il faut agir. la terre va mourir si on ne fait rien. Il faut appeler à l'aide.

Le monde se meurt et il faut agir. la terre va mourir si on ne fait rien. Il faut appeler à l'aide


On n'est pas seulement des enfants, on a une conscience, une intelligence et c'est pour ça qu'on est là pour manifester.
 

"Je suis là pour défendre la planète," affirme Océane. Voir les températures qui augmentent, c'est inquiétant. Moi, j'évite de faire couler trop d'eau quand je prends ma douche et j'utilise le compost pour l'engrais."
 

A Bédarieux, dans l'Hérault, les lycéens se sont levés tôt pour nettoyer les berges de l'Orb. Et la récolte, malheureusement, a été énorme !
 
 

A Nîmes 300 lycéens dans la rue


"Il faut que ce soit un mouvement populaire. Que les masses populaires descendent dans la rue pour que les politiques prennent conscience qu'il faut faire bouger les choses. En commençant par les jeunes, on pourra ensuite appeler toute la population à manifester avec nous," espère Léris, 17 ans, élève en Terminale au lycée Alphonse Daudet.
 

Eva, lycéenne lors de la manifestation climat à Nîmes
 

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