Mixité sociale : "je pensais que c'était dangereux", des étudiants logés dans un quartier prioritaire en échange d'actions solidaires

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Des étudiants logés dans le quartier prioritaire de la Mosson à Montpellier. En échange d’actions solidaires, 34 étudiants bénéficient de colocations à un prix réduit dans une quarantaine de villes en France. Une manière de répondre aux enjeux de mixité sociale. ©F. Rocher/FTV

Des étudiants logés dans le quartier prioritaire de la Mosson à Montpellier. En échange d’actions solidaires, 34 étudiants bénéficient de colocations à un prix réduit dans une quarantaine de villes en France. Une manière de répondre aux enjeux de mixité sociale.

Étudiants la journée, organisateurs de soirées au coucher du soleil. Ce soir-là, c’était la fête à la Mosson, le plus grand quartier prioritaire de Montpellier. Les étudiants ouvraient la scène aux habitants.

"On prend comme ça vient, il y a des enfants qui chantent, sinon d’autres chansons qui étaient prévues aussi", sourit Pauline Daurat, étudiante, membre du projet KAPS. De la musique pour rassembler. 

Ça nous fait du bien. C'est du partage.

Deux habitantes de la Mosson

Montpellier

"Le fait que tout le monde se côtoie, que les étudiants soient avec des enfants des quartiers prioritaires, ça donne l'image d'un monde différent, mixte", explique Elza Mouret, coordinatrice Colocations à projet solidaire KAPS (Montpellier) pour l'AFEV.

Une personne sur deux sous le seuil de pauvreté

Car ces étudiants habitent ici. Dans ce quartier ou plus d’une personne sur deux vit sous le seuil de pauvreté.

En échange de leurs actions solidaires, une association et la ville de Montpellier louent cet appartement  d'environ 70 m2 à Pauline et ses colocataires, pour 160 euros par mois.

Casser les préjugés

Un choix gagnant, même si Noé avait quelques préjugés. "Je pensais que c'était dangereux, qu'on ne pouvait pas se balader la nuit et avoir une vie d'étudiant : aller voir des copains et en inviter", note Noé Bouilland, étudiant, membre du projet KAPS .

Je pensais que c'était dangereux, qu'on ne pouvait pas se balader la nuit et avoir une vie d'étudiant : aller voir des copains et en inviter.

Noé Bouilland

Etudiant, membre du projet KAPS

Proche de ses voisins

"Ça permet de casser ces idées préconçues sur la Mosson. C'est le quartier dans lequel je me suis le mieux sentie depuis que je suis partie de chez mes parents", renchérit Pauline Daurat.

Dans cet immeuble HLM, Pauline est chez elle partout. L’étudiante de 24 ans est très proche de ses voisins. "Ils sont les bienvenus chez nous".

Chez la famille El Khoudari, avec Marie-Neige, ils se réunissent une fois par semaine.

Créer du lien

Quand elle n’est pas invitée aux repas, Pauline est toujours là pour les enfants, des devoirs aux sorties. Une manière de créer du lien, mais surtout de vivre-ensemble.

L'année dernière, il y avait en France 1100 colocations solidaires réparties dans 80 quartiers de 46 villes en France. Plus qu’un bon plan, elles apparaissent comme une expérience de vie pour ces étudiants.

Face à la demande croissante, le nombre de places va doubler à la rentrée. 

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