Montpellier : repas de Noël pour les animaux du zoo de Lunaret

Les guépards du zoo du Lunaret à Montpellier ont été gâtés le 25 décembre, à l'occasion des fêtes de fin d'année. / © C. Métairon / FTV
Les guépards du zoo du Lunaret à Montpellier ont été gâtés le 25 décembre, à l'occasion des fêtes de fin d'année. / © C. Métairon / FTV

Les animaux du zoo de Lunaret de Montpellier ont eux aussi eu leurs cadeaux de Noël ! Dans l’Hérault, les soigneurs ont distribué des paquets dans les enclos, pour le plus grand bonheur des pensionnaires.

Par Olivia Boisson et Raphaëlle Talbot


Cathy Troussier et Caroline Mallet sont soigneuses animalières au zoo de Lunaret à Montpellier, dans l’Hérault. Ils sont 35 soigneurs à s’occuper au quotidien des animaux.

Le 25 décembre, elles ont visité les enclos les bras chargés de paquets. Tous étaient remplis de nourriture, de quoi occuper les animaux toute la journée à travers la fouille des paquets.


Des menus spéciaux


Mais attention ! Les menus sont différents pour chacun. Evidemment, chaque animal a eu le droit à sa nourriture préférée. Du poisson et des fruits pour les loups à crinière, et exceptionnellement des pommes et des carottes pour les zèbres de Grévy.

Ce que l’on sert aujourd’hui aux zèbres ne rentrent pas dans leurs rations alimentaires journalières. Nous voulons leur faire plaisir ! confie Caroline Mallet.


Le 25 décembre, plus que les autres jours, les cartons sont fournis, comme de vrais cadeaux !


Voici le reportage complet de Cédric Métairon, Marie-Lou Robert et Florence Paul-Paslier.



Les animaux et nos émotions


Les chercheurs Aurélien Miralles, Michel Raymond et Guillaume Lecointre (du Muséum d’histoire naturelle et de l’université de Montpellier) viennent de publier une étude sur une revue scientifique anglaise, Scientific Reports.

Il existe plusieurs millions d’espèces mais toutes ne provoquent pas les mêmes émotions chez les humains. 



Quelle est l’espèce vivante préférée ?



Les résultats de ces chercheurs Montpelliérains montrent que notre capacité d'empathie varie considérablement d'une espèce à l'autre. Et cela dépend de la distance phylogénétique qui nous sépare.

"On aime ce qui nous ressemble". Autrement dit, notre empathie est plus grande pour les espèces qui nous ressemblent.

L’orang-outan arrive en tête. Il est suivi de près par le gorille, le chimpanzé, l’ours et renard. En bas du classement, nous retrouvons le cactus, les champignons ou encore les méduses.


Pourquoi de telles différences ?


Une enquête en ligne réalisée auprès de 3.500 personnes en novembre et décembre 2018. Elles se sont prêtées au jeu des ressemblances entre 52 espèces vivantes.
Voici un extrait de l’étude de Aurélien Miralles, Michel Raymond et Guillaume Lecointre :
 

Sur la base de nos résultats, nous émettons ici l'hypothèse que notre capacité, réelle ou supposée, à nous connecter émotionnellement avec d'autres organismes dépendrait principalement de la quantité de caractéristiques externes qui peuvent intuitivement être perçues comme homologues à celles des humains. Plus une espèce est proche de nous sur le plan phylogénétique, plus nous percevons de tels signaux (et les traitons comme des stimuli anthropomorphes), et plus nous serons enclins à adopter une attitude empathique d'humain à humain envers elle. Intuitivement, la corrélation aurait pu être attendue, mais en réalité l'hypothèse n'était pas aussi évidente qu'elle le semblait. En effet, dans la pensée phylogénétique, la similitude globale (les caractéristiques externes que nous percevons) n'est pas une parenté phylogénétique. 


Scientifiquement, les traits physiques entre les espèces n'est pas une parenté génétique. Par exemple le cœlacanthe, poisson préhistorique, est plus proche de nous que de la truite. 
 

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