Montpellier : SOS Amitié toujours à l'écoute pour assurer la prévention au suicide

Le nombre de suicides en France est en net recul selon un rapport rendu cette semaine par le ministère de la Santé. Néanmoins, le pays reste très au dessus de la moyenne européenne. Les associations comme SOS Amitié à Montpellier continuent d'assurer la prévention. 

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Avec près de 10 000 suicides par an, la France, malgré un recul enregistré depuis 2003, fait toujours partie des pays européens où ce fléau perdure le plus. 

On nous téléphone beaucoup au sujet des finances


SOS Amitié reste en première ligne de la prévention. L'association, qui garantit l'anonymat du bénévole et de l'appelant, constate des changements notamment concernant les motivations qui poussent au suicide. "Il y a toujours ce problème de solitude et de détresse mais il y a d'autres problèmes aussi qui se sont rajoutés avec le chômage, on nous téléphone beaucoup au sujet des finances", confie une bénévole. 


Le suicide est aussi présent chez les plus jeunes. En conséquence, SOS Amitié a dû adapter et mettre en place de nouveaux modes de communication. "Les jeunes parlent facilement du suicide mais par messagerie ou par chat", atteste Jean Noël Pintard, Président SOS Amitié Montpellier. 

Le Languedoc-Roussillon impacté


La carte de France ci dessous n'est pas représentative des chiffres établis dans le Languedoc-Roussillon. "Le regroupement des régions atténue le phénomène alors que le Languedoc-Roussillon est une région qui est quand même touchée, en particulier dans le département de l'Aude", affirme Charly Crespe, Psychiatre au CHU de Montpellier.

 

Le suicide est un phénomène complexe, il faut bien faire attention à ne pas faire l'amalgame entre un phénomène et le passage à l'acte


Les motivations qui poussent au suicide sont diverses et propres aux personnes. "C'est en réalité un assemblage de différentes conséquences qui vont contribuer à ce que la personne imagine le suicide comme une solution à sa souffrance", explique Charly Crespe. "Le suicide est un phénomène complexe, il faut bien faire attention à ne pas faire l'amalgame entre un phénomène et le passage à l'acte", ajoute-t-il. 

En France, le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les jeunes de 15 - 24 ans, juste derrière les accidents de la route.