Sécurité : patrouilles, verbalisation, agents armés, cette brigade créée pour lutter contre les incivilités dans les HLM

Des ordures abandonnées, des boîtes aux lettres cassées ou de la musique à fond dérangeant tout le voisinage, certains agissements pourrissent la vie des habitants des logements sociaux de Montpellier. Mais depuis octobre dernier, une brigade anti-incivilités a vu le jour. Sa mission : faire des rondes et constater les actes répréhensibles au sein des HLM, uniquement, pour les signaler à la police.

Ils sont trois et sillonnent une cité HLM de Montpellier, de 16h à 2h du matin. Avec un objectif en tête, assurer la tranquillité des résidents, à la demande des bailleurs sociaux.

On se retrouve avec des gens qui viennent squatter les locaux vides et qui dégradent tout. Donc, on ne peut pas relouer les appartements.

Steve Fevre, DG du groupement de sûreté résidentielle interbailleurs.

Ces agents de sécurité privés et armés scrutent aussi à la loupe les parties communes des bâtiments, les caves, les placards. Rien n'échappe au GSRI, le Groupement de Sûreté Résidentielle Interbailleurs.

Surveiller, constater, alerter et verbaliser

Plus loin, dans le quartier d'Aiguelongue, un secteur gangrené par les points de deal, la patrouille progresse.

"On intervient dans un état d'esprit toujours serein mais concentré car on ne sait jamais sur quoi on peut tomber. L'ambiance des sites peut changer d'un jour à l'autre", explique Arthur, agent du groupement de sûreté résidentielle interbailleurs.

Avec une particularité, depuis sa création en octobre dernier, la brigade de tranquillité composée de 16 membres au total peut verbaliser.

Ce sont des agents de sécurité mais qui ont des pouvoirs en matière de police judiciaire. Ils sont habilités, comme le sont les policiers municipaux, à constater des infractions qui en général sont celles qui empoisonnent la vie des habitants du parc social.

Fabrice Belargent, procureur de la République de Montpellier.

400 évictions en 6 mois

Après quelques mois d’expérience, un premier bilan a déjà été établi.

"On a fait plus de 600 rondes et patrouilles, 400 évictions d'individus squatteurs mais on fait aussi de l'assistance aux pompiers et aux personnes âgées ou handicapées" constate Steve Fevre, DG du groupement de sûreté résidentielle interbailleurs.

D’autres communes sont intéressées par ce dispositif. Des discussions avec la ville de Sète sont en cours.

Écrit avec L. Baille.