VIDEO. Le culte du kokedama a séduit les visiteurs de la fête des fleurs de Saint-Jean-de-Cuculles, on vous explique ce qu'est cet art végétal japonais

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La 35ème fête des fleurs de Saint-Jean-de-Cuculles, au nord de Montpellier, a refermé ses portes lundi soir. Des milliers de visiteurs s'y sont rendus pour voir ou acheter plantes, boutures et arbres. Des clients qui cette année ont voulu adapter leur pratique au changement climatique. ©FTV

La 35ème fête des fleurs de Saint-Jean-de-Cuculles, au nord de Montpellier, a refermé ses portes lundi soir. Des milliers de visiteurs s'y sont rendus pour voir ou acheter plantes, boutures et arbres. Des clients qui cette année ont voulu adapter leur pratique au changement climatique.

Une centaine d'exposants et surtout toute la journée du 1er mai, une horde de visiteurs et de touristes ont participé à la célèbre fête des fleurs dans le village médiéval de Saint-Jean-de-Cuculles. Il y avait du muguet, évidemment et de nombreuses espèces de fleurs et de plantes.

En vedette, la végétation sobre en eau... Ou quand la météo et le climat changent nos habitudes et nos passions.

La sécheresse et les fleurs du jardin

A Saint-Jean-de-Cuculles, on trouve des Cuculloises et des Cucullois mais les stars du jour, ce sont elles… les FLEURS.

Des fleurs partout, par centaines, par milliers, qui exhibent leurs couleurs éclatantes aux rayons du soleil.

De quoi attirer les clients venus très nombreux. Mais cette année, les habitudes d’achats sont modifiées. Après un été 2022 caniculaire et un printemps 2023 marqué par la sécheresse, les clients sont particulièrement sensibles à la consommation de l’eau.

"Pour vivre, on a besoin d'eau mais les plantes aussi. Alors, il faut faire attention à ce que l'on achète. Etre plus écologique !" explique une retraitée. "On achète des plantes adaptées au climat. Avec les restrictions d'eau en cours et à venir et avec la sécheresse, on doit faire attention" avoue une jeune visiteuse

Une sécheresse qui ne pèse pas, pour l’instant, sur la production de cet horticulteur. Mais pour répondre à la demande des clients, il s’oriente de plus en plus vers des espèces qui demandent peu d’eau. Selon lui, il faudrait aussi revoir certaines pratiques.

Le client, il faudrait qu'il arrose moins car en général, tout le monde arrose beaucoup trop. Les gens ont souvent la main lourde et les 3/4 des plantes n'ont pas besoin d'autant d'eau.

Vincent Botella, producteur de fleurs dans l'Hérault.

Une nouvelle technique japonaise

Pour réduire la consommation en eau, de nouvelles techniques émergent. Comme celle-ci venue du japon. Le Kokedama. Un art végétal et une sphère quasi magique !

C'est une terre argileuse, donc qui garde bien l'eau et qui nourrie la plante. On va faire une boule, enrouler la plante autour et mettre de la mousse pour le côté esthétique. Quand la plante devient légère c'est qu'elle a soif, donc qu'elle manque d'eau. On sait quand il faut l'arroser.

Laurie Rousset, horticultrice.

C'est simple à faire chez soi. Il s'agit de suivre la recette qui est valable pour plein de plantes et fleurs.

Mettez une boulette d'argile à tremper avec de l'eau pour obtenir une pâte, ajoutez y le terreau et la sphaigne hachée. Pour les proportions, au début, faites simple, 1/3 de chaque. Ajoutez ensuite progressivement plus de terreau et de sphaigne, il faut qu'au final votre mélange soit fibreux et collant. Puis c'est le moment de disposer la mousse végétale et naturelle, bien sûr. Et voilà !

Le pot attend votre plante.

Un rendez-vous qui a attiré des milliers de visiteurs dans ce village médiéval de l'Hérault, qui le temps d’une journée a vu sa population passée de 500 à plus de 4.000 personnes.