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Municipales à Sète : de faux comptes Facebook polluent la campagne électorale

Ambiance délétère entre les candidats aux municipales à Sète. De faux comptes et pages facebook ont circulé. Entre fausses informations et insultes, le réseau social a dû intervenir pour mettre fin en mars à cette campagne de manipulation à grande échelle.

Ambiance délétère entre les candidats aux municipales à Sète. De faux comptes et pages facebook ont circulé.
Ambiance délétère entre les candidats aux municipales à Sète. De faux comptes et pages facebook ont circulé. © G. Bonnefont / Maxppp
51 comptes, 9 pages et 9 comptes Instagram concernant la région de Sète ont été fermés par Facebook. C’est ce qu’on peut lire dans le rapport publié chaque mois par Facebook qui veut rendre plus sain son réseau. Il s’agissait de « profils inauthentiques » qui ont envenimé la campagne électorale.

Au moins 6 000 personnes suivaient ou étaient abonnées à au moins une de ces pages qui portait le nom d’Agathe Bridoul. Sur ce faux compte on pouvait lire par exemple qu’un sondage aurait été réalisé à Sète sans jamais avoir été diffusé. Il s’agissait d’un mensonge à trois jours du premier tour du scrutin.

"Des attaques troublantes"

D’autres comptes ont pris des allures de média local comme « Politico Sète ». Facebook explique que des personnes postaient des commentaires positifs ou critiques sur certains candidats. Le faux « Politico Sète » qui a depuis disparu appelait par exemple à voter pour Sébastien Pacull (liste union des droites et des citoyens) en interdisant tout commentaire allant à l’encontre de sa publication.

Mais Sébastien Pacull, ex-président de fédération LR en lice pour la mairie de Sète et soutenu par le Rassemblement National, assure avoir aussi était victime d’une quinzaine de ces faux comptes.
 
Un prétendu média a posté de fausses informations pendant la campagne électorale à Sète
Un prétendu média a posté de fausses informations pendant la campagne électorale à Sète © Facebook

« Je regrette profondément ce genre de comportement. J’ai subi des attaques odieuses. On a volé ma photo, décrit comme une personne très dure et on m’a accusé de tremper dans des magouilles. Cela m’a discrédité et donné une image faussée de ma personne et même démotivées certains de mes colistiers »  s’insurge Sébastien Pacull.

Je regrette profondément ce genre de comportement. J’ai subi des attaques odieuses (Sébastien Pacull)

Selon lui, ces attaques sont troublantes. Il s’interroge sur les auteurs de ces fausses pages dont l’objectif serait selon lui de le destabiliser. « Ça ne peut venir que de mes adversaires politiques car les informations sur les dossiers sont très précises. Nous avons étudié tous ces posts et il est étrange de retrouver des syntaxes et des fautes d’orthographe identiques entre ces faux post et les écrits de colistiers de François Commeinhes. Mes soupçons se portent sur son équipe. »

Mais quand on lui rétorque que le maire sortant a lui aussi subi des attaques avec une page intitulée « François Commeinhes dégage », il répond que c’est une stratégie de victimisation.
 

François Commeihnes condamne ces faux post

Du côté de l’équipe de François Commeinhes «  on dément fermement et totalement être derrière ces faux profils, y compris ceux qui sont susceptibles d’être nos soutiens » explique Pascal Pintre, le responsable de la campagne du maire sortant pour qui les propos tenus relèvent souvent « du degré zéro du Bescherelle ».
 
De faux comptes Facebook ouverts pendant la campagne électorale à Sète et désormais fermés. Exemple avec ce sondage pour le premier tour datant de février 2020 qui n'a jamais existé.
De faux comptes Facebook ouverts pendant la campagne électorale à Sète et désormais fermés. Exemple avec ce sondage pour le premier tour datant de février 2020 qui n'a jamais existé. © Facebook


François Commeinhes aurait passé des consignes à l’ensemble de ces colistiers et militants pour ne pas entrer dans ce jeu et signalé dès janvier à Facebook ces faux profils. « Nous avons nos propres outils pour communiquer et cela nous desservirait d’avancer masqués et de répandre de fausses informations » précise Jean-Claude Dugrip le directeur de cabinet du maire.

« Nous avons subi des attaques diffamatoires bien plus nombreuses que nos adversaires politiques et cela n’a rien apporté à la campagne » (Responsable de campagne de François Commeinhes)

Leurs soupçons se portent sur l’extrême droite. « Les procès d’intention ce sont leurs pratiques » ajoute l’équipe de campagne.

Au jeu des visages masqués difficile de savoir qui a le plus à perdre dans cette campagne qui s’annonce pimentée.

 
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