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Premières interpellations pour détention de stupéfiants au Teknival de Millau

Selon les organisateurs, les Teufeurs ne seraient pas moins de 40.000 dans la forêt communale de Millau / © Véronique Galy/France 3 Midi-Pyrénées
Selon les organisateurs, les Teufeurs ne seraient pas moins de 40.000 dans la forêt communale de Millau / © Véronique Galy/France 3 Midi-Pyrénées

Le festival de musique électronique Teknival se poursuit ce dimanche à Millau (Aveyron) sans incidents majeurs, excepté deux interpellations pour stupéfiants, en présence de 12.000 "teufeurs", selon la préfecture, 40.000 selon les organisateurs.

Par Vincent Albinet, avec AFP

Les "teufeurs" étaient environ 10.000 quand ils se sont installés vendredi soir sur un causse du Larzac baptisé "Les 1789 arbres de la Liberté", dans la forêt communale de Millau.

Selon les organisateurs, ils sont désormais 40.000 à cet endroit, où ont été plantés 1789 arbres pour le bicentenaire de la Révolution en 1989. Un lieu choisi pour "sa symbolique" de "liberté, égalité, fraternité", selon Barouf, l'un des organisateurs.

Dans la nuit de samedi à dimanche, deux hommes ont été placés en garde à vue pour possession de drogues, selon les gendarmes, qui sont une centaine sur place.

Les secours sont intervenus à une dizaine de reprises pour des malaises majoritairement dus à la consommation de stupéfiants mais aucune hospitalisation n'a été nécessaire, selon la préfecture.

"Aucun incident à déplorer à part de la bobologie. Tout se passe bien", assure "Barouf", un des organisateurs.

"C'est un festival sauvage. C'est jouer à la roulette russe avec la vie des gens",

regrette la secrétaire générale de la préfecture, Dominique Consille, rappelant que, contrairement à une obligation légale, les organisateurs n'avaient pas déclaré leur manifestation, prévue pour durer jusqu'à lundi soir.

Les teufeurs ont "pénétré sans autorisation et en force" sur le site appartenant à la mairie de Millau, qui a porté plainte, a indiqué Dominique Consille.

Les organisateurs des "free parties" dénoncent cette obligation de déclaration préalable, imposée suite à un amendement, proposé par le député LR Thierry Mariani, à la loi Jospin sur la sécurité adoptée après les attentats du 11 septembre 2001.

"Nos demandes d'autorisation sont systématiquement refusées donc on ne se déclare pas",

répond Barouf.

Le Teknival de Millau vise ainsi à dénoncer cette loi "discriminatoire" et à réclamer la possibilité d'accéder aux terrains publics inutilisés et exploitables pour les fêtes.

Les organisateurs promettent le "bon déroulement" du Teknival grâce à la "responsabilité de tous", citant en particulier la mise en place de "stands de prévention sur la prise de risques stupéfiants, alcools et sons".

En 2016, le Teknival du 1er mai avait réuni plus de 30.000 personnes, selon les organisateurs, à Salbris (Loir-et-Cher). Un jeune de 17 ans avait dû être hospitalisé dans un état grave.

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