• FAITS DIVERS
  • MÉTÉO
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT

Vingt-quatre ans de réclusion pour Marc Feral accusé de l'assassinat d'un rival à Rodez

Marc Féral lors de son procès à Rodez en 2014 / © Luc Tazelmati / France 3 Midi-Pyrénées
Marc Féral lors de son procès à Rodez en 2014 / © Luc Tazelmati / France 3 Midi-Pyrénées

Le propriétaire d'une boîte de nuit a été condamné par les assises de l'Aveyron à Rodez à 24 ans de réclusion pour avoir assassiné à coups de fusil de chasse celui qui l'avait remplacé dans les affections de son ancienne compagne. Ses avocats ont fait appel.

Par Véronique Haudebourg

Le 18 août 2010 à Espalion, Marc Féral, propriétaire d'une boîte de nuit à Baraqueville bien connu dans le département, avait tiré à bout portant avec un fusil de chasse sur Jean-Paul Chardenoux dans le garage où travaillait ce dernier. La victime, âgée de 49 ans, était décédée quelques instants plus tard. La condamnation de Marc Féral, 57 ans, qui a également été condamné à quatre ans de suivi socio-judiciaire, a été assortie d'une période de sûreté de 16 ans.

Marc Féral, qui a reconnu à l'audience avoir prémédité son geste, avait ensuite tenté de se suicider. Il avait été retrouvé par les secours grièvement blessé à
l'épaule.
Mes Michel Konitz du barreau de Paris et Luc Abratkiewicz du barreau de Montpellier, avocats de Marc Feral / © Luc Tazelmati / France 3 Midi-Pyrénées
Mes Michel Konitz du barreau de Paris et Luc Abratkiewicz du barreau de Montpellier, avocats de Marc Feral / © Luc Tazelmati / France 3 Midi-Pyrénées

Les débats ont montré que Marc Féral avait agi par jalousie envers celui qu'il considérait comme un rival. Jean-Paul Chardenoux était en effet le nouveau compagnon de l'ancienne amie de Marc Féral. L'accusé avait entretenu une relation qualifiée de "fusionnelle" avec son ancienne compagne et ne supportait pas la situation, se mettant à harceler son ancienne amie ainsi que la victime.

Lors de l'audience, il est apparu que l'accusé avait toujours entretenu des relations difficiles avec ses compagnes, qu'il ne supportait pas qu'on lui dise non ou d'être quitté. L'avocat général avait requis 20 ans de réclusion criminelle à l'encontre de l'accusé. Les avocats de la défense ont annoncé qu'ils allaient faire appel de la condamnation.

Sur le même sujet

De la source du Danube au Grau-du-Roi en kayak : une aventure de plus de 7 000 km

Les + Lus