Laurent Ballesta, biologiste héraultais, sur ARTE

Un coelacanthe filmé par un plongeur héraultais : un face à face à suivre sur ARTE
Un coelacanthe filmé par un plongeur héraultais : un face à face à suivre sur ARTE

Journée spéciale océans ce samedi, sur Arte. La soirée sera consacrée à un animal légendaire, le coelacanthe, auquel le plongeur et biologiste héraultais Laurent Ballesta a consacré un documentaire

Par Isabelle Bris

Un film tourné dans les eaux profondes d'Afrique du Sud, là ou vit le coelacanthe, dont on dit qu’il n’aurait pas évolué depuis 65 millions d’années.

En 1938, alors qu’on ne le connaissait qu’à l’état de fossile, un cœlacanthe est découvert en Afrique du Sud dans les filets d’un pêcheur. Depuis, il n’a cessé d’alimenter les fantasmes des chercheurs. Cette insaisissable créature, dont on dit qu’elle n’aurait pas évolué depuis 65 millions d’années, détient-elle le secret du passage à la marche terrestre ? Son étude permettra-t-elle d’expliquer pourquoi, il y a 360 millions d’années, des poissons sont sortis des eaux pour donner naissance aux vertébrés terrestres et donc à l’homme ?

En 2010, Laurent Ballesta, biologiste marin et plongeur hors pair, réalise les premières photographies du cœlacanthe dans son écosystème. Il prend alors contact avec Gaël Clément, paléontologue au Muséum d’histoire naturelle de Paris. Trois ans plus tard, plongeurs et chercheurs posent leur matériel au camp de base de Sodwana, en Afrique du Sud. Au programme de leur projet Gombessa, six semaines de plongées extrêmes à plus de cent mètres de profondeur, pour tenter de filmer le cœlacanthe grâce à une caméra à deux têtes appelée girafe et prélever son ADN et marquer un sujet avec une balise reliée à un satellite.

Une palpitante aventure scientifique et humaine sur les traces d’un animal mythique. Le documentaire relate le quotidien de l’expédition entre franche camaraderie et professionnalisme à toute épreuve, moments d’exaltation et phases de découragement – les cœlacanthes ont fui la zone de recherche pendant plus d’une semaine en raison de l’augmentation de la température des eaux, avant de réapparaître le dernier jour. Mais surtout, il nous entraîne dans des plongées vertigineuses – qui nécessitent quatre à cinq heures de décompression dans le désert océanique – à la conquête des beautés et des mystères des abysses. En témoignent les images hypnotiques du cœlacanthe évoluant paisiblement dans son milieu naturel.

Un biologiste héraultais sur Arte
Arte diffuse samedi soir un documentaire sur une expédition scientifique emmenée par le biologiste marin Laurent Ballesta parti sur les traces du coelacanthe,

 

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