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Les 2 écoles toulousaines d'ostéopathie en conformité avec les nouveaux critères d'enseignement

Un ostéopathe manipule le dos d'un patient / © Max PPP
Un ostéopathe manipule le dos d'un patient / © Max PPP

L'Ecole d'Ostéopathie (ITO) et le Conservatoire Supérieur d'Osthéopathie (CSO) de Toulouse font partie des 23 établissements en France, sur les 37 qui avaient présenté un dossier, à avoir été jugés en conformité avec les nouveaux critères d'enseignement du ministère de la Santé.

Par VA.

L'Ecole d'Ostéopathie (ITO) et le Conservatoire Supérieur d'Osthéopathie (CSO) de Toulouse, les deux seuls établissement de Midi-Pyrénées qui forment des ostéopathes, vont pouvoir poursuivre leur activité. Elles font partie des 23 établissements, sur 37 qui en avaient fait la demande, dont l'agrément vient d'être renouvelé par le ministère de la Santé. "Je suis heureux, commente le docteur André Ratio, directeur du CSO, parce-qu'on va certainement ainsi vers une harmonisation de l'enseignement qui va être tiré vers le haut".
  
Alors que plusieurs écoles non renouvelées se sont engagées dans des recours en justice, alors que leurs étudiants se voient obligés de changer
d'établissement, les écoles toulousaines échappent à cette effervescence créée par la réforme de la formation des ostéopathes, qui prend effet à
la rentrée de septembre.

Le 9 juillet, le ministère de la Santé a en effet publié au Journal Officiel la liste des écoles d'ostéopathie agréées pour cinq ans (durée du cursus), à compter de septembre. Et alors que 37 établissements avaient soumis un dossier, seuls 23 ont été jugés en conformité avec les nouveaux critères d'enseignement qui avaient été fixés par décret en septembre 2014, au terme d'une concertation avec la profession.

La réforme, visant à harmoniser la qualité des diplômes délivrés, avait été engagée en 2013. Depuis des années, "pas moins d'une cinquantaine d'instituts de formation dispensaient des titres d'ostéopathes toujours plus nombreux et toujours plus hétérogènes", avec "un nombre d'heures de formation variable, mais souvent trop faible", rappelait en juillet la présidente de la Fédération nationale des étudiants en ostéopathie (FédEO), Léa Bernelin, dans une lettre ouverte soutenant cette réforme.

Selon le Syndicat français des Ostéopathes (SFDO), environ 23.000 professionnels exercent actuellement cette discipline, qui consiste à manipuler le système musculo-squelettique pour soulager certains troubles.

Dans ses décrets de juillet, le ministère de la Santé a instauré, pour chacune des 23 écoles retenues, un nombre maximum d'étudiants. Il a également arrêté le nombre de places que ces instituts peuvent proposer aux élèves venant des établissements ayant perdu leur agrément.

Les élèves des écoles non agréées sont, pour certains, face à un choix. Ceux qui entrent en dernière année de cursus doivent changer d'établissement s'ils veulent obtenir un diplôme leur permettant d'exercer, souligne le ministère de la Santé.

Mais ceux qui entrent dans une année antérieure peuvent rester dans leur école, en croisant les doigts pour qu'elle se mette en conformité avec les nouveaux critères et obtienne un agrément pour la rentrée 2016.
 
"Nous encouragons vivement les étudiants des établissements qui n'ont pas obtenu l'agrément à se diriger vers des écoles qui l'ont eu", indique Thibault
Dubois, délégué général du SFDO qui, comme plusieurs syndicats, a apporté son soutien au ministère face aux contestations d'écoles "recalées".

Parmi ces dernières, certaines, vent debout contre une sanction qu'elles estiment injustifiée, espèrent bien être "repéchées" dès cette rentrée. Elles ont jusqu'au 8 septembre pour déposer un recours auprès du ministère, mais plusieurs ont préféré se tourner vers les tribunaux.

Parmi les premières, les écoles Osteobio de Cachan (Val-de-Marne) et Andrew Taylor Still Academy de Lyon ont obtenu gain de cause auprès de la justice administrative, saisie en urgence. Dans des ordonnances du 31 juillet et du 8 août, les tribunaux de Melun et Lyon ont suspendu les décisions de refus d'agrément et ordonné au ministère de la Santé de réexaminer les deux dossiers.

La justice doit examiner d'autres recours d'ici à la fin août, comme celui de l'Institut d'Ostéopathie de Bordeaux. Son directeur, Vincent Staf, conteste les
griefs faits à son école et est très critique du processus de sélection, qui laisse ses "90 étudiants dans une angoisse terrible".

Le ministère de la Santé indique qu'il actualisera le cas échéant la liste des écoles agréées, en fonction de l'aboutissement des recours.

Les deux établissements toulousains agréés forment bon an mal an, à eux deux, une centaine d'ostéopathes. Comme les autres écoles d'ostéopathie en france, ce sont des établissements privés hors contrat, dont les frais d'inscription se situent aux alentours de 8000 euros par an sur 5 ans après le bac. Le cursus du CSO est également suivi à temps partiel par des kinésithérapeutes.

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