Le gouffre de Padirac, place forte du tourisme, profite du déconfinement pour se refaire une beauté avant de rouvrir

Publié le Mis à jour le
Écrit par Yann-Olivier d'Amontloir

Dans le Lot, le gouffre de Padirac attend toujours l'autorisation d'accueillir des visiteurs. Le site est oncerné par les aides au tourisme annoncées par le gouvernement. Le personnel lui refait une beauté et peaufine les infrastructures, dans l'espoir de faire le plein pendant l'été.

Haut-lieu du tourisme dans le département du Lot, le gouffre de Padirac accueille chaque année un demi-million de visiteurs : avec ses 103 m de profondeur, c'est le premier site souterrain de France. Depuis le confinement ses escaliers sont vides, sa rivière souterraine longue de 40 km est déserte : le manque à gagner est évalué à 35 % de son chiffre d'affaires annuel de près de 7 millions d'Euros.
En effet, en temps normal, dès les beaux jours, le gouffre fait habituellement le plein de touristes.
Le gouffre de Padirac, place forte du tourisme, profite du déconfinement pour se refaire une beauté avant de rouvrir

Rouvrir pour les vacances

Au lendemain des annonces d'Edouard Philippe sur les aides au secteur du tourisme et les vacances d'été, les personnels du site espèrent pouvoir de nouveau l'ouvrir aux visiteurs le plus vite possible.
L'une des mesures les concernant, c'est l'accès au chômage partiel prolongé jusqu'à la fin 2020 : pour les quelques 200 employés saisonniers, c'est une compensation bienvenue après cette longue période d'inactivité.

Entretien et maintenance

La crise du Covid-19 a frappé de plein fouet ce grand site naturel, puisqu'il devait ouvrir le 28 mars dernier.
En attendant le feu vert pour la réouverture, les techniciens s'affairent à lui refaire une beauté :
  • vérification de chacune de ses 500 ampoules électriques
  • maintenance des 26 barques qui ont la capacité de promener 8 000 visiteurs par jour

La visite - un peu plus d'un kilomètre le long de la rivière souterraine ouverte au public - permet de découvrir successivement : la Grande Pendeloque, une stalactite de plus de 60 mètres de long suspendue au-dessus du Lac de la Pluie; le Lac des Gours (succession de barrages naturels) et la Salle du Grand Dôme, avec ses 94 mètres sous plafond.

Les responsables du gouffre ont bon espoir de pouvoir rouvrir dans le courant du mois de juin, en appliquant des mesures strictes d'hygiène : usage de gel hydroalcoolique et distribution d'un masque à chaque personne.
 
Cette perspective met aussi du baume au coeur des commerçants et artisans de la ville de Gramat, à 12 km de là.
Les ressources économiques de ce chef-lieu de canton de 3 500 habitants reposent pour beaucoup sur la saison touristique. L'afflux de 500 000 visiteurs, chaque année, à proximité, représente une manne dont ces entreprises ne peuvent se passer.
La fermeture du gouffre juste avant les beaux jours représente un important manque à gagner : elles comptent sur l'été pour combler une partie de ce déficit.