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Lozère : les attaques de loup se multiplient et les éleveurs bovins peinent à être indemnisés

En Lozère, le loup multiplie ses attaques. Alors qu'il ne s'en prenait qu'aux bovins, le prédateur attaque désormais les veaux. Il y aurait eu 26 attaques depuis le début de l'année. / © Y. Le Teurnier / France 3 LR
En Lozère, le loup multiplie ses attaques. Alors qu'il ne s'en prenait qu'aux bovins, le prédateur attaque désormais les veaux. Il y aurait eu 26 attaques depuis le début de l'année. / © Y. Le Teurnier / France 3 LR

En Lozère, et plus précisément en Margeride, le loup multiplie ses attaques. Alors qu'il s'en prenait principalement aux ovins, le prédateur attaque désormais les veaux. Les éleveurs peinent à faire reconnaître ces attaques comme étant celles du loup, et par conséquent, ne sont pas indemnisés.

Par Olivia Boisson


Daniel Maurin élève des brebis et des vaches allaitantes sur la Margeride. Il y a trois semaines, l'un de ses veaux a été dévoré.
 

Il a les viscères mangés et on voit que les côtes sont fracturées. (...) L'oreille a été arrachée, on peut voir le cartilage apparent. Ce n'est pas un chien qui a fait ça.
 

Pour l'éleveur, aucun doute. Cette attaque est celle d'un loup. Une hypothèse que la préfecture de Mende ne partage pas.

 

Les attaques sur les veaux se multiplient en Lozère



Il y a encore un an, le loup s'attaquait exclusivement aux bovins. Mais aujourd'hui, les attaques sur les veaux se multiplient. Au début, le prédateur attaquait des nouveaux nés affaiblis mais ces derniers temps, il s'agit de veaux bien portant d'environ deux mois.

Selon les éleveurs, 26 attaques auraient eu lieu depuis le début de l'année, dont une dizaine rien que sur le mois de novembre. Parmi elles, seulement 2 ont été attribuées au loup par les services de l'Etat.

 

Les éleveurs peinent à être indemnisés



Si ces attaques ne sont pas reconnues comme étant celles d'un loup, les éleveurs concernés ne peuvent pas être indemnisés. En cause, le protocole mis en place par l'Etat à travers l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS). D'après ces directives nationales, s'il n'y a pas d'attaque au cou ou pas de trace à la gorge, alors le loup est écarté.

Ces directives ont été rédigées à l'époque où le loup était peu présent sur le territoire et qu'il ne s'attaquait qu'aux brebis. Aujourd'hui, malgré les preuves apportées par les éleveurs - des analyses ADN par exemple - ces directives sont appliquées de façon stricte. L'argument de la préfecture : le loup aurait pu manger l'animal après qu'il ait été tué par un autre prédateur. Cela permet aux services de l'Etat de minimiser l'impact du loup sur l'élevage et d'échapper à de grosses indemnisations.

Pour un ovin, l'indemnisation est de 200 euros. Pour les bovins, elle est de 635 euros pour les jeunes et jusqu'à 965 euros pour les plus âgés.


Bientôt une étude nationale


 
Le Réseau National Loup qui est un service de l’ONCFS va commencer une étude en 2019 : un vétérinaire va être mandaté pour faire une étude sur les dégâts des loups sur les bovins. Cela va durer quelques mois dans tous les départements français concernés.

Reportage d'Ophélie Le Piver et Yannick Le Teurnier.
Lozère : les attaques de loup se multiplient et les éleveurs peinent à être indemnisés
En Lozère, et plus précisément en Margeride, le loup multiplie ses attaques. Alors qu'il ne s'en prenait qu'aux bovins, le prédateur attaque désormais les veaux. Les éleveurs peinent à faire reconnaître ces attaques comme étant celles du loup, et par conséquent, ne sont pas indemnisés. - France 3 LR - O. Le Piver - Y. Le Teurnier

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