Mende : grève des agents des Finances publiques, les élus de Lozère votent une motion contre le plan de réorganisation

Mende : grève des agents des Finances publiques, les élus de Lozère votent une motion contre le plan de réorganisation - 6 septembre 2019. / © F3 LR
Mende : grève des agents des Finances publiques, les élus de Lozère votent une motion contre le plan de réorganisation - 6 septembre 2019. / © F3 LR

En Lozère, l'appel à la grève des syndicats des Finances publiques a été entendu. Ils dénoncent le réaménagement des services et la fermeture de plusieurs centres des impôts. Les élus du Conseil départemetal les soutiennent, ils ont adopté une motion à l'unanimité pour défendre ce service public.

Par FD avec afp


Une motion du conseil départemental de la Lozère a été voté ce vendredi à l'unanimité contre la réorganisation des services de la Direction des services publiques de la Lozère (DDFIP 48). Elle prévoit la fermeture de certains centres d'impôts et leur regroupement à Mende.
 

64 emplois perdus en Lozère en 10 ans, soit 1/3 des effectifs


Pour la présidente du conseil départemental Sophie Pantel (DVG), même si le coût des services publics est supérieur en zones rurales en proportion du nombre d'usagers, "l'Etat doit conserver le maillage territorial afin de respecter le pacte citoyen", a-t-elle déclaré lors d'une réunion extraordinaire en présence de plusieurs dizaines d'élus dont Jacques Blanc (DVD) et le député Pierre Morel-À-L'Huissier (LR).

Des représentants des syndicats des finances publiques étaient également présents.

Pour Désiré Ropers, représentant de Solidaires, qui avait auparavant manifesté à Mende avec une cinquantaine d'employés de la DDFIP vêtus de noir, "seuls on ne peut rien, ils ne nous écoutent pas alors qu'ensemble avec les élus, on va les faire plier".
Selon lui, une grève dans les services fiscaux du département a été observée à 45,30%.
 

Nous sommes gouvernés par des énarques qui ne connaissent pas les réalités du territoire et proposent des formules uniques totalement inadaptées à nos réalités", a pour sa part estimé Henri Boyer, vice-président du Conseil départemental (DVG).

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