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Madrid, 21 mai. Antonio Ferrera enchante Las Ventas

Madrid, 21 mai. Toro de Las Ramblas. Traslúcido ne s'emploie guère, mais la naturelle de Ferrera est une merveille. / © Plaza 1
Madrid, 21 mai. Toro de Las Ramblas. Traslúcido ne s'emploie guère, mais la naturelle de Ferrera est une merveille. / © Plaza 1

Après Séville, Madrid! À la Maestranza, Antonio Ferrera n'a coupé qu'une oreille en deux corridas, mais tous les prix de la feria d'avril sont venus couronner la tauromachie profonde de ce jeune vétéran. À Madrid dimanche, Antonio a donné à un toro médiocre de Las Ramblas une faena de grande classe.

Par Joël Jacobi

Il y avait foot à Madrid dimanche. Non pas un match puisque le Real avait joué - et gagné - la veille à Málaga, mais la célébration du trente-troisième titre de champion de Liga. Des dizaines de milliers de supporteurs madridistas dans les rues de la capitale et la fête traditionnelle à Cibeles.
Mais cela n'a pas empêché les arènes de se remplir entièrement. Le cartel du jour? Dans la grande tradition dominicale des matadors banderilleros. On s'attend à une tauromachie "de village" où abondent les courses poursuite, les coups de mentons vers le public et autres postures théâtrales.
On a eu droit à ça, bien sûr : 5 passes de capes à genoux (largas afaroladas de rodillas) de Padilla au quatrième toro, une porta gaiola d'Escribano au sixième, et des dizaines de paires de banderilles dont une al violín et par quiebro d'Escribano au troisième. 

Mais on a surtout vu un maestro toréer. Un vrai maestro : Antonio Ferrera. En dépit de la demande insistante du public, le président à refusé de lui accorder une deuxième oreille. Sûrement parce que Traslúcido, le médiocre toro de Las Ramblas, n'avait aucune classe. Il "se contentait" de suivre la muleta de Ferrera sans baisser la tête ni manifester beaucoup d'agressivité.
Mais quel rythme! Quelle douceur! Quelle maîtrise!

La presse du lendemain est unanime.
Andrés Amoros dans ABC trouve les naturelles de Ferrera empreintes de "goût" et de "classicisme". Zabalá de la Serna dans El Mundo juge "socratique"son sens des distances. "Sécurité, profondeur, élégance, recherche permanente de la pureté" : d'ordinaire avare de compliments, Antonio Lorca dans El País n'a pas assez de mots pour décrire ses sentiments. C'est Patricia Navarro dans La Razón qui trouve l'adjectif qui synthétise ces éloges : "grandiose". 



Madrid, 21 mai


Dimanche 21 mai
Madrid, plaza de toros de Las Ventas
Sixième corrida de la feria de San Isidro.

Toros de Las Ramblas
Juan José Padilla : silence et salut
Antonio Ferrera : silence et une oreille
Manuel Escribano : silence et salut (un avis)

Entrée : 98%

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