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Procès des braqueurs de la Poste à Toulouse : 30 ans de prison requis contre l'ancien directeur d'agence postale

Redouane Ikil, lors de son procès en appel devant cour d'assises du Tarn, le 3 juillet 2019. / © Frédéric Desse/France 3 Occitanie
Redouane Ikil, lors de son procès en appel devant cour d'assises du Tarn, le 3 juillet 2019. / © Frédéric Desse/France 3 Occitanie

Vendredi 5 juillet 2019, au terme de six jours d'audience, l'avocat général a requis 30 années de réclusion criminelle à l'encontre de Redouane Ikil, ancien directeur d'agence postales, peut-être en fuite depuis ce matin. Et 15 années contre son co-accusé Fabien Djetcha. 

Par Marie Martin

En 2017, devant la cour d'assises de Haute-Garonne, Redouane Ikil avait été acquitté des faits qui lui sont reprochés, à savoir une participation - voire une instigation - à des braquages d'agences postales toulousaines, en mars 2012 et mai 2013.
L'avocat général avait à l'époque requis trente ans de réclusion criminelle à son encontre. Et trente ans contre son co-accusé Fabien Djetcha, le seul des deux hommes à reconnaître une participation à l'un des deux braquages.

Cette fois, l'avocat général David Sénat, le même qu'en première instance, a requis, lors de ce procès en appel devant la cour d'assises du Tarn, une peine de 30 ans de prison à l'encontre de Redouane Ikil. Et une peine de 15 ans de prison contre Fabien Djetcha.

Ce réquisitoire intervient après six jours de débats houleux, tendus, à la limite de l'incident d'audience chaque jour.

Car il y a d'une part un homme qui reconnaît sa participation. Et de l'autre, un individu qui la nie farouchement. 
Il y a peu de preuves matérielles s'agissant du second. Mais certaines "coïncidences" qui alimentent les débats...

"Ce dossier est tout sauf celui du hasard", a expliqué l'avocat général durant son réquisitoire qui a duré plus de deux heures. "Il y a deux éléments-clés : les traces d'une conversation entre les téléphones des deux hommes, l'empreinte digitale de Redouane Ikil sur le plan dessiné par lui de l'agence postale de Saint-Cyprien".

Le reste, ce ne sont que les "contes et légendes de Redouane Ikil", l'homme à la "double personnalité", "Docteur Ikil et Mister Redouane". "Il pourrait se reconvertir dans l'écriture de scénarios de série B à la télévision", ironise David Sénat, évoquant l'agression présumée dont aurait fait l'objet l'ancien directeur de la Poste.

"Redouane Ikil est un menteur et un manipulateur"

 Après avoir "démonté" point par point tous les éléments de la défense de Redouane Ikil, l'avocat général conclut : le cerveau,  celui qui se forge des alibis pour les deux braquages, celui qui recrute, organise, c'est Redouane Ikil. Fabien Djetcha n'est que le maladroit exécutant. "Redouane Ikil est un menteur et un manipulateur".

En 2017, en première instance, le même avocat général avait requis trente ans de réclusion contre les deux co-accusés. Il semble que les aveux tardifs de Fabien Djetcha, jeudi soir, aient pu changer un peu la donne.
Tout comme l'absence de Redouane Ikil, aujourd'hui à l'audience, pèse lourd sur la fin de ce procès.

"Y a-t-il un lien entre les aveux tardifs de Fabien Djetcha hier soir et l'absence de Redouane Ikil aujourd'hui ?", s'est demandé l'avocat général. "Je le pense". 

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