Près de Perpignan : démontage spectaculaire d'un pylône de 32 mètres de haut

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Écrit par Pauline Senet
A 32 mètres de hauteur, un ouvrier scie la structure du pylône démonté à Saint-Estève, dans les Pyrénées-Orientales.
A 32 mètres de hauteur, un ouvrier scie la structure du pylône démonté à Saint-Estève, dans les Pyrénées-Orientales. © FTV / Lillie De Pavant

Une opération impressionnante s'est déroulée à Saint-Estève : le démontage d'un pylône de 32 mètres de haut. Celui-ci participait à alimenter Perpignan en électricité, mais commençait à être vétuste. Un élément du paysage disparaît pour les habitants, entre nostalgie et soulagement.

Erigé à la fin des années cinquante, ce pylône était l'un des 12 supports d'une ligne électrique alimentant Perpignan en passant par Saint-Estève.

Plus assez puissant, le pylône sera recyclé

Spectaculaire, le démontage d'un pylône de 32 mètres de haut est très simple dans son principe. La partie la plus haute est attachée à la grue. Les ouvriers travaillant en hauteur scient la structure. La "tête" du pylône est ensuite précautionneusement déposée au sol, avant qu'une autre machine vienne la broyer. La matière obtenue est ensuite recyclée pour connaître une nouvelle vie.

"La ligne sur laquelle se trouvait ce pylône commençait à être ancienne" , explique Jean-Philippe Bonnet, délégué régional RTE-Méditerranée. "Elle en était restée à un palier de 63 000 V."

Perpignan était une des dernières agglomérations du littoral méditerranéen à ne pas avoir un réseau fonctionnant à 225 0000V. Désormais, nous avons de quoi faire face aux besoins électriques de Perpignan et accompagner la croissance de toute l'agglomération.

Jean-Philippe Bonnet

Délégué régional RTE-Méditerranée

Un repère disparaît

Cette nécessité technique est aussi une bonne nouvelle les habitants, pour qui le pylône défigurait le paysage. Ils sont nombreux à être venus observer les travaux. Régis habite à quelques centaines de mètres. Il se réjouit de ce démontage. "Quand je regardais le Canigou enneigé par ma fenêtre - ce qui est très joli - je voyais cette affreuse chose. Pas terrible... Je préfère voir la neige !", se réjouit-il. 

Même jubilation pour une autre riveraine, tenant dans ses bras la plus haute pièce du pylône. "Je le voyais depuis des années et des années, en me disant "un jour je t'aurais ! ". Et voilà, je l'ai eu ! C'est mon trophée !", s'exclame-t-elle devant le poteau vaincu.

Malgré tout, d'autres habitants, qui ont toujours connu ce pylône érigé soixante ans plus tôt, éprouvaient un brin de nostalgie. "Elle va nous manquer notre tour Eiffel", plaisante une mère de famille avec ses filles. "Elle faisait partie de notre décor quotidien !"

"Il y avait des dizaines de milliers d'étourneaux qui venaient se regrouper ici pendant une demi-heure sur le pylône, et en deux ou trois minutes ils partaient tous !", se souvient un autre riverain. "C'est un beau spectacle qu'on ne verra plus !"

La ligne aérienne est aujourd'hui remplacée par une autre, souterraineIl reste deux pylônes sur la commune de Saint-Estève, qui disparaîtront eux aussi du paysage avant la fin de l'année.

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