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Simon Casas, probable futur directeur des arènes de Madrid

© Simon Casas Productions
© Simon Casas Productions

Sauf ultime coup de theâtre - rien n'est à exclure dans le monde des affaires, spécialement les taurines – la société Simon Casas Production, en association avec la société Nautalia, sera désignée la semaine prochaine comme gérante de la plus importante arène du monde.

Par Joël Jacobi

Mardi prochain (27 septembre) à 10 heures, à la Puerta del Sol, dans les locaux de la Communauté Autonome de Madrid, le résultat de l'appel d'offre sera rendu public. Mais au vu des dossiers des deux candidats dévoilés jeudi dernier (22 septembre), le gagnant devrait logiquement être l'UTE constituée par les entreprises Simon Casas Productions et Nautalia, une agence de voyage.
Dans la législation espagnole l'UTE (Union Temporal de Empresas) est l'équivalent du GIE (Groupement d'Intérêt Économique) français.
Le seul concurrent de Casas/Nautilia était une autre UTE constituée par José Antonio Martínez Uranga « Choperita » (président de Taurodelta, actuel gérant des arènes) et Alberto Bailleres, un entrepreneur mexicain ayant déjà beaucoup investi dans les affaires taurines des deux côtés de l'Atlantique.

Le coup de bluff commercial de Simon Casas pourrait donc s'avérer gagnant. Jusqu'à la dernière minute, il a en effet affirmé ne pas être intéressé par l'affaire, laissant croire à son concurrent qu'il serait seul en lice. En bonne logique, l'UTE Taurodelta/Bailleres a remis une offre répondant à l'euro près au cahier des charges. Le dossier de l'UTE Casas/Nautalia, déposé au dernier moment, fait une offre supérieure et devait donc l'emporter.

Voici les principaux aspects du dossier des deux candidats.

Bail (30 points)
Le cahier des charges exige une redevance annulle de 2 100 000 euros au bénéfice de la communauté. L'UTE Taurodelta/Bailleres offre 2 105 000 euros, nettement moins que  Casas/Nautalia : 2 800 000 euros.
L'offre de  Casas/Nautalia dépasse de 695 000 celle de ses concurrents.

Financement des Écoles Taurines de la Communauté (15 points)
Pour l'école taurine José Cubero Yiyo, la Communauté demandait au minimum 220 000 euros. Choperita/Bailleres offre… 1 euro de plus que ce minimum, quand  Casas/Nautalia s'engage à verser chaque année 280 000 euros.
Pour les autres écoles taurines de la Communauté, Casas/Nautalia offre 70 000 euros annuels, le minimum exigé étant 30 000 euros, alors que son concurrent, là encore, surenchérit d'un seul euro sur le prix plancher.
De la même façon, Choperita/Bailleres se propose de contribuer à hauteur de 120 001 euros à l'organisation des novilladas sans picadors (un euro au-dessus du minimum) quand  Casas/Nautalia offre 80 000 euros de plus.

Publicité et promotion (7 points)
Dans ce domaine, le département des affaires taurines de la Communauté avait estimé que le budget devait être au minimum de 850 000 euros.
Casas/Nautalia s'engage à dépenser 2 879 178 euros, contre 650 000 euros pour son concurrent.

Remise sur les abonnements (13 points)
À l'heure actuelle, les abonnés bénéficient d'une ristourne de 10% sur le prix des places pour les ferias de San Isidro et d'automne.
Choperita/Bailleres offre une remise supplémentaire de 0,001%. Contre 10% pour  Casas/Nautalia .

Programmation, travaux sur le bâtiment.
Dans ces domaines aussi, l'offre de  Casas/Nautalia est supérieure à celle de Choprita /Bailleres.
Selon Manuel Ángel Fernández, responsable des Affaires taurines à la Communauté, pour cette section de l'appel d'offres,  Casas/Nautalia aurait obtenu 13 points contre 8,5 aux concurrents.

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