Montauban : les salariés des laboratoires Biofusion du Tarn-et-Garonne et du Lot en grève

Les salariés des laboratoires Biofusion sont entrés en grève pour 24 heures à l'appel des Unions Départementales Force Ouvrière du Tarn-et-Garonne et du Lot. Dans un contexte sanitaire tendu, les salariés demandent une revalorisation salariale et de meilleures conditions de travail.

Les salariés des laboratoires Biofusion en grève ce mercredi devant le siège social à Montauban.
Les salariés des laboratoires Biofusion en grève ce mercredi devant le siège social à Montauban. © Stéphane Compan / FTV
Le mouvement de grève des personnels des laboratoires Biofusion a commencé ce mardi 15 septembre 00h00 pour 24 heures, à l'appel du syndicat FO et rejoint ensuite par la CFDT et la CGT.
Une centaine de salariés s'est rassemblée ce mercredi à 7h30 devant le siège social des laboratoires situé à Montauban. Ils réclament entre autres, une augmentation de 10% de leurs salaires, le versement d'une prime Covid de 1.000 € et une amélioration de leurs conditions de travail par une embauche de personnels.
 
Les salariés des laboratoires Biofusion devant le siège social à Montauban.
Les salariés des laboratoires Biofusion devant le siège social à Montauban. © Stéphane Compan / FTV

21 laboratoires et 200 salariés

Les laboratoires de biologie médicale Biofusion sont présents sur trois départements et emploient 200 salariés répartis entre le siège social et les 20 laboratoires de proximité. 
Le préavis de grève concerne l’ensemble des personnels dépendant des laboratoires du Lot, du Tarn et Garonne et de la Haute-Garonne.
Ce mercredi, la moitié des salariés étaient en grève, en majorité les techniciens et les personnels administratifs.
Les 20 laboratoires périphériques ont fermé leurs portes au public.  
Copie de la page d'accueil de Biofusion.
Copie de la page d'accueil de Biofusion. © Capture d'écran

Une meilleure reconnaissance

Les revendications portent entre autres sur une revalorisation des salaires.
La représentante syndicale FO Stéphanie Stylanos, jointe par téléphone, explique que les salariés des laboratoires ont été lésés au regard des salariés du secteur public. Nous demandons 10% d'augmentation pour être en adéquation avec l'ensemble de la profession.

Parmi les revendications syndicales, la révision des conditions d’attribution de ces deux primes qui incluent, pour cette année, la période Covid, ce qui pénalise de fait de nombreux salariés en arrêt ou en chômage partiel.
Quand d'autres professionnels de santé ont obtenu 1.000 € de prime Covid, nous n'en avons eu que 250 €, parfois moins puisqu'elle est soumise à conditions. 

L'autre point sur lequel les syndicats souhaitent négocier est celui de l'ancienneté. La grille des salaires évolue jusqu'à 15 années, au-delà les salaires ne bougent presque plus, on demande que l'ancienneté soit portée à 30 ans.

Les personnels grévistes demandent également que leurs conditions de travail soient améliorées. 
Il y a un mal-être profond, précise Stéphanie Stylianos. Beaucoup de patients sont très tendus, les personnels se font régulièrement agresser au téléphone, au guichet ou quand les résultats ne sont pas rendus rapidement. Certains sites périphériques sont surchatgés de travail. Nous souhaitons que la direction protège les salariés et nous épaule en cas d'agression.

Enfin, l'amélioration des conditions de travail passe aussi par l'embauche d’effectifs supplémentaires, pour palier l’accroissement d’activité lié à la pandémie.

On espère que ça va changer, conclut la représentante syndicale FO, on espère être reçus dans la journée lors d'une réunion de négociation.

 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
mouvement social économie social santé société