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Réalville : les jeunes migrants afghans lèvent leur grève de la faim

Les grèvistes de la faim lundi matin au CAO de Réalville / © Stéphane Compan/France 3 Midi-Pyrénées
Les grèvistes de la faim lundi matin au CAO de Réalville / © Stéphane Compan/France 3 Midi-Pyrénées

Pour protester contre le refus du Royaume-Uni de leur offrir l'asile, dix-neuf migrants afghans, âgés de 13 à 17 ans, étaient en grève de la faim depuis vendredi dans le centre d'accueil et d'orientation de Réalville (82). Ils ont cessé leur mouvement lundi soir.

Par LB avec AFP

Après quatre jours de grève de la faim, 19 jeunes Afghans accueillis dans le centre d'accueil et d'orientation (CAO) de Réalville dans le Tarn-et-Garonne, ont accepté lundi soir de suspendre leur mouvement après une rencontre avec la Préfecture.

"Il y a eu une réunion sur place et ils ont accepté lundi soir de lever la grève de la faim. Leur dossier sera remis à jour, sera actualisé et transmis aux autorités britanniques pour réexamen", a indiqué le sous-préfet et secrétaire général de la préfecture du Tarn-et-Garonne, Jean-Michel Delvert. Sur les quatre migrants refusés par les Britanniques au motif qu'ils sont majeurs, "trois ont promis des éléments d'état-civil prouvant qu'ils sont mineurs", a-t-il précisé.

Ces 19 jeunes, âgés de 13 à 17 ans, sont arrivés au centre de Réalville le 2 novembre dernier à la suite du démantèlement de la "jungle" de Calais. Ils avaient appris jeudi le refus britannique, alors que dix d'entre eux avaient été déjà acceptés ces dernières semaines. "Désespérés par une décision qu'ils n'acceptent pas", ils ont alors eu selon Jean-Michel Delvert, "l'impression que tout s'écroulait, que la porte du Royaume-Uni se refermait". Ils avaient alors engagé une grève de la faim.  
A la suite de cette grève, deux jeunes avaient été transportés aux urgences vendredi soir pour des examens, avant de revenir au centre samedi matin. Et dimanche soir, une "altercation entre deux jeunes", avait fait un blessé, transporté aux urgences pour des examens.

Les autorités préfectorales et les associations continuent à travailler sur les dossiers des jeunes Afghans, notamment sur leurs liens familiaux au Royaume-Uni, un point capital pour que leur dossier soit accepté. A la mi-novembre, 14 membres du Home Office (ministre britannique de l'Intérieur) s'étaient déplacés pour faire passer des entretiens à ces jeunes, qui ont en majorité 16-17 ans. "Quatre ou cinq ont indiqué vouloir rester en France et un est prêt à partir en Irlande", selon le secrétaire général.  Des migrants adultes sont également accueillis dans un CAO du village voisin de Bruniquel.


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