Tarn-et-Garonne : après un grave accident, il porte plainte et met en cause le mauvais entretien de la route

Les pompiers tentent de sortir la mère du conducteur, plusieurs minutes après la chute de 10 mètres / © France 3 Occitanie
Les pompiers tentent de sortir la mère du conducteur, plusieurs minutes après la chute de 10 mètres / © France 3 Occitanie

Suite à un accident de voiture le 15 août à la frontière du Lot et du Tarn-et-garonne, un conducteur a décidé de porter plainte. Il reproche à l’Etat son désengagement financier qui rend certaines routes de campagne accidentogènes. 
 

Par Martin Vanlaton

L’accident a eu lieu le 15 août dernier route de Saint-Symphorien à Puylaroque (82). En repos, il décide d’aller chercher sa mère de 93 ans à Montauban pour l’emmener déjeuner à Beauregard, dans le Lot. Vers 17 heures, celle-ci montre des signes de fatigue et son fils décide alors de prendre la route pour la ramener chez elle.
 

Un virage provoque une chute de 10 mètres


Le conducteur décide d’emprunter une route différente de d’habitude pour profiter du paysage avec sa mère. Cette route, il ne l’avait jamais empruntée. Lorsqu’il s’engage dans un virage pentu et particulièrement serré, il roule à peine à 30 km/h. Il sent alors que les roues du véhicule (une peugeot 508 de presque 2 tonnes) n’adhèrent plus à la chaussée. La voiture est en train de glisser vers le précipice.

L’homme sent alors les roues côté conducteur se soulever, puis la voiture opère une bascule et chute dans le précipice sur environ 10 mètres pour atterrir à côté du chemin pédestre en contrebas de la route.
 
La carcasse de la voiture du conducteur, 10 mètres en contrebas du virage emprunté / © France 3 Occitanie
La carcasse de la voiture du conducteur, 10 mètres en contrebas du virage emprunté / © France 3 Occitanie

Résultat : 9 côtes et une clavicule cassées pour sa mère. Par miracle, le conducteur n’est pas blessé et appelle alors les secours. Un hélicoptère arrive depuis Villefranche-de-Rouergue et la mère du conducteur est héliportée aux urgences de Montauban.
 

Dépôt de plainte et incompréhension

La victime a décidé de porter plainte début septembre. "Comment accepter que les routes soient rendues accidentogènes à cause du désengagement de l’Etat ?" s’insurge le conducteur, toujours en état de choc.

La victime nous explique même que des gendarmes lui ont affirmé que "les problèmes de gravillons font une hécatombe dans le secteur."

Le procureur n’a pas encore jugé la recevabilité de la plainte.
 

Une chaussée mal entretenue à l’origine de l’accident ?


La victime en est persuadée : c’est bien l’état de la chaussée qui est à l’origine de cet accident, et pas sa conduite. Le conducteur explique n’avoir pas vu de panneau signalant la présence de gravillons sur cette chaussée déformée. "Vu le virage, j’ai rétrogradé et je roulais à peine à 30km/h" argumente-t-il.

Sa mère va mieux aujourd'hui mais est toujours hospitalisée au service gériatrie. Le conducteur ne compte pas en rester là. Il espère trouver les responsables et sensibiliser l’opinion publique sur la dangerosité de certaines routes reculées peu entretenues.

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