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Tarn : les urgences de Castres en grève

Les grévistes se plaignent notamment des conditions d'accueil des patients
Les grévistes se plaignent notamment des conditions d'accueil des patients

Des patients qui s'entassent, en salle d'attente et sur les brancards, une attente avant la prise en charge de plus en plus longue... Le personnel des urgences de l'hôpital de Castres-Mazamet a déposé un préavis de grève illimité ce mercredi matin pour dénoncer ses conditions de travail.

Par Adélaïde Tenaglia

Ils réclament une meilleure rémunération, et davantage de postes. Le personnel du service des urgences du Centre hospitalier intercommunal de Castres-Mazamet a déposé un préavis de grève illimité ce mercredi matin, à l'initiative de la CGT. Cette grève s'inscrit dans un mouvement national qui dure
maintenant depuis plusieurs mois. 

Hausse du nombre de patients pris en charge

Dans une lettre transmise à la direction de l'hôpital, les grévistes expliquent les raisons de leur mécontentement. Selon eux, l'hôpital, ouvert en 2010 ne correspond plus aux besoins d'accueil auquel il fait face aujourd'hui. Le nombre d'entrées aurait augmenté de plus de 20% en sept ans, passant de 34 902 entrée en 2011 à 42 544 en 2018.

Résultat : les patients sont entassés dans des salles trop petites, ils sont même parfois placés dans le couloir, faute de place ailleurs, ce qui dérange le personnel et nuit au patient. 
 
 

Prise en charge moins rapide

Autre problème : la sécurité à l'accueil des urgences. Selon les grévistes, la sécurité du personnel de l'accueil des urgences n'est pas assuré. Il estiment que le nombre croissant de patients ne permet pas de les accueillir dans de bonnes conditions, ni de les prendre en charge rapidement. Une situation qui peut augmenter l'agressivité des personnes qui attendent. 

Pour remédier à ces dysfonctionnements, les grévistes demandent donc une réorganisation de l'accueil de l'hôpital, ainsi que des postes supplémentaires et une meilleure rémunération. Contactée, la direction de l'hôpital a déclaré que la continuité des services serait assurée, mais n'a pas souhaité faire davantages de commentaires. 

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