Un toro de Gallon gracié en Espagne!

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Écrit par Joël Jacobi .

Certes, ce n'était pas à Madrid, mais à Iniesta, un bourg de 5000 habitants près de Cuenca. L'affiche de la corrida était sérieuse : César Jiménez, Morenito de Aranda (venu en remplacement de Saúl Jiménez Fortes) et Francisco José Espada. Le cinquième toro "Odalisco" a été gracié par Morenito. 

Iniesta, dans la région Castilla La Mancha, n'a que 5000 habitants. Beaucoup d'entre eux sont des immigrés venus de Roumanie et d'Équateur.

Mais l'arène, qui peut accueillir 6000 spectateurs, était pratiquement pleine ce samedi 29 août, à l'occasion de la corrida des fêtes de la Vierge de la Consolation. Car Iniesta est un des foyers d'afición les plus vivants du secteur.

La corrida était organisée à l'initiative du torero vétéran César Jiménez qui avait inscrit à ses côtés son protégé, le débutant Francisco José Espada. Saúl Jiménez Fortes était également annoncé. Il est blessé, c'est Morenito de Aranda qui le remplaçait.

Les toros, généralement nobles mais justes de force, comme souvant le bétail de Gallon, ont permis les triomphes des trois toreros.

Le cinquième "Odalisco", robe savon marquée du numéro 7, a été aussi peu piqué que ses congénères et ce seul fait justifie que dans une arène plus importante, en France en particulier, son indulto aurait été discuté.

Mais Odalisco avait une charge magnifique et une vitalité étonnante. 

Morenito lui donna un quitte par véroniques "au ralent". David Adalid excella aux banderilles. À voir le galop du toro, on pressentait que quelque chose d'important pouvait avoir lieu. Le début de faena, mufle au ras du sable fut superbe. Les naturelles, templées et lentes donnèrent le ton d'une faena pleine de torería. Un véritable sucre d'orge dans la muleta de Morenito. Plus la faena avançait, plus le toro chargeait avec entrain. Fixité, noblesse, répétition : c'était un véritable toro de bandera . L'indulto fut demandé unanimement par le public et très vite concédé par la présidence. 

C'est ce qu'explique le journaliste Leo Cortijo dans son blog "por el pitón derecho"



Sauf erreur ou omission, c'est la première fois qu'un toro de corrida élevé en France a la vie sauve en Espagne. Toutes nos félicitations aux frères Gallon. Quel dommage qu'Aimé et Belou ne soient plus là pour savourer ce moment!

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