VIDEO. Soirées, matchs de foot : le grand n'importe quoi du déconfinement dans la région de Toulouse

Soirées. Matchs de foot. Malgré les gestes barrières et la distanciation physique, des regroupements de personnes fleurissent dans la région de Toulouse. Le gouvernement vient d'annoncer ce jeudi le maintien de l'interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes sur la voie publique.

Depuis le mois d'avril, des matchs de football regroupant de nombreuses personnes sont organisés, comme ici à Castres (Tarn), et ne respectent pas les mesures sanitaires.
Depuis le mois d'avril, des matchs de football regroupant de nombreuses personnes sont organisés, comme ici à Castres (Tarn), et ne respectent pas les mesures sanitaires. © France 3 Occitanie
A Castres (Tarn), depuis plusieurs semaines, ils sont entre 100 et 200 à se réunir tous les week-end en début de soirée pour des matchs de football. 

"Cela a toujours plus au moins existé, explique l'un des riverains du terrain de foot situé quartier de Lameilhé. Mais cela s'est aggravé avec le confinement et c'est devenu infernal."
 
Car comme le montre cette vidéo ci-dessous, aux rencontres de football se sont ajoutés les tours de terrains en motocross et en quad provoquant d'importantes nuisances pour les habitants du quartier : "On ne peut plus manger dehors, ni rester dans notre jardin, continue à nous raconter le riverain auteur de ces images. La dernière fois, ils sont même venus à trois heures du matin !" Excédés, ils ne cachent pas aujourd'hui leurs craintes d'un dérapage. 
 

Un tournoi de 16 équipes

La police a été alertée de la situation : "Ils ont ordre de ne pas intervenir et ne peuvent rien faire, assure un autre riverain. C'est l'un des policiers qui nous l'a affirmé."

Selon le maire de Castres, Pascal Bugis, "la police municipale a voulu y aller mais du côté de la police nationale ont leur indiquer que ce n'était pas possible. Les forces de l'ordre ont reçu des instructions contradictoires deuis le début du confinement. Il n'y a pas de capacité de répression et il n'y a pas une volonté de l'Etat assez forte pour résoudre ces difficultés et faire restaurer le respect de la règle."

Des directives dont n'a pas connaissance, Patrick Batigne du syndicat Alliance "Il n'existe aucune note écrite en ce sens, explique le syndicaliste. Le seul moyen que nous avons face à ce type de regroupements ce sont les contraventions et il faut regarder la réalité en face : ce n'est pas avec 6 à 8 policiers que l'on peut déloger 100 à 200 personnes."   



En dehors des problèmes de sécurité, il y a la question de la crise sanitaire. Aucun des participants ne porte de masques et ne respecte les gestes barrières. Ce jeudi le Premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé le maintien de l'interdiction des regroupements de plus de 10 personnes sur la voie publique.
 
Des comportements d'autant plus inquiétants, qu'à Toulouse (Haute-Garonne), un tournoi de foot avec 16 équipes, la "CAN Toulouse", va se dérouler dans les prochains jours, sur le modèle de la coupe d'Afrique des nations. Des matchs amicaux ont déjà été organisés.
 
Voir cette publication sur Instagram

Les matchs amicaux on commencer ⏳⌛️ Cameroun 🇨🇲 - Congo 🇨🇩

Une publication partagée par CAN TOULOUSE (@can.toulouse) le


Cette compétition entre différentes communautés toulousaines a été créée l'an dernier et a réuni à Sauzelong de très nombreux spectateurs comme on peut le voir dans cette vidéo : 
 

Des fêtes en bord de Garonne

Les matchs de foot dans les quartiers ne sont pas les seules dérives connues. Dimanche dernier, place Saint-Pierre, il n'était pas question de ballon et de buts mais bien de verres et de fête en bord de Garonne, comme le montre la vidéo de ce tweet relayé par le CHU de Toulouse :

​​
Ou en fin de journée, toujours sur les bords de Garonne :
L'établissement hospitalier y appelle à rester vigilant afin d'"éviter la propagation du virus". Car même si le déconfinement est assoupli par le gouvernement, le Covid-19 est lui toujours là. La distanciation et le port du masque restent pour le moment les seules armes pour éviter une seconde vague de l'épidémie.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
coronavirus/covid-19 santé société déconfinement polémique