La violence carcérale dénoncée par la mère d'un jeune détenu héraultais

La mère d'un jeune détenu lance un appel pour dénoncer la violence dans la prison de Béziers. Depuis 2 mois, son fils ne sort pratiquement plus de sa cellule. Il a été agressé a plusieurs reprises par d'autres prisonniers et veut créer une association pour fédérer les détenus.

Le centre pénitentiaire de Béziers compte 1000 détenus pour 810 places.
Le centre pénitentiaire de Béziers compte 1000 détenus pour 810 places. © F3LR
C'est le cri d'alarme d'une mère. Son fils est détenu depuis cet été au centre pénitentiaire de Béziers. Agressé à plusieurs reprises dans les espaces communs de la prison, il ne veut plus quitter sa cellule depuis deux mois. Malgré cela il a subi une tentative d'égorgement il y a 10 jours. 

La détresse d'une mère


Aujourd'hui sa mère, Nadine, témoigne. Et elle veut surtout relayer la souffrance de son enfant. Un jeune qui a fait pas mal de bétises et attend aujourd'hui d'être jugé pour cambriolage. Mais depuis qu'il est lui-même père, il a décidé d'arrêter avec cette spirale de la violence. Seulement voilà, la loi de la prison reste celle du plus fort, et le centre pénitentiaire de Béziers n'est, semble-t-il, pas exemplaire en matière de respect entre les détenus. 

Les gardiens témoignent des violences journalières à Béziers


Pour appuyer la détresse de la mère, les scènes de violence quotidienne auxquelles sont confrontés les gardiens. Ceux qui appartiennent au syndicat FP pénitentaire envisagent-même un mouvement pour exprimer leur inquiétude. Selon eux la prison de Béziers est devenue un établissement "poubelle". C'est à dire que les cas les plus "agités" en sureffectifs ailleurs sont envoyés ici. Les surveillants se plaignent également d'être seulement un par étage pour 70 détenus.  Ils ont bien vu que le jeune détenu refuse de sortir de sa cellule. Mais ils n'ont pas les moyens de le "protéger".

Si tous les détenus du monde....


...se donnaient la main. C'est le sens de l'assocation que le jeune prisonnier voudrait créer. Un front du refus de la violence carcérale. Organisé par les détenus eux-mêmes. Pour cela, le jeune homme a déjà une adresse mail : associationjeanclaude@gmail.com. Pour recueillir tous les soutiens et les témoignages des prisonniers victimes de violences carcérales. 

Devant la prison de Béziers, Daniel De Barros et Valérie Banabéra ont rencontré Nadine, la mère du jeune prisonnier ainsi que des surveillants venus la soutenir.
durée de la vidéo: 02 min 05
Violences à la prison de Béziers. ©F3LR
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