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20 pharmacies d'Île-de-France proposent désormais la téléconsultation

20 pharmacies d'Île-de-France proposent actuellement les téléconsultations directement à l'officine. / © Loïc Venance / AFP
20 pharmacies d'Île-de-France proposent actuellement les téléconsultations directement à l'officine. / © Loïc Venance / AFP

Une commune sur deux sans médecin généraliste en Île-de-France : pour pallier le problème des déserts médicaux, certaines pharmacies ont lancé la téléconsultation directement à l'officine. Un dispositif rapide et efficace pour les patients comme pour les médecins.

Par Mathilde Brugniere

On connaissait déjà les téléconsultations à domicile via les plateformes de prise de rendez-vous en ligne, ou encore dans des cabinets spécialisés. Il est désormais possible d’obtenir une consultation médicale directement chez un pharmacien.
Le principe est simple : le patient se rend dans une officine, et si les symptômes ne peuvent être traités avec des médicaments en accès libre, le pharmacien propose au patient un rendez-vous médical à travers un écran. 

Pour Mylène Borycki, pharmacienne dans le 10ème arrondissement de Paris, « c'est avant tout un bon moyen de désencombrer les urgences ».

Un dispositif simple et rapide

Si le praticien juge que la situation nécessite l'avis d'un médecin, il propose au patient de l'accompagner dans l'arrière-boutique – pour la confidentialité – afin de le mettre en ligne avec un généraliste ou un spécialiste. Après avoir entré son numéro de carte vitale et ses coordonnées bancaires (le patient débourse 7,50€, remboursés par la mutuelle), il suffit d’attendre quelques minutes pour obtenir son rendez-vous.

Rien de bien nouveau par rapport aux autres offres de téléconsultation, si ce n’est la proximité et la rapidité pour avoir un rendez-vous. Second avantage : pouvoir récupérer les médicaments prescrits sur le même lieu que la consultation.

Outils connectés

Egalement, le pharmacien peut être équipé d’outils médicaux connectés permettant au médecin derrière l’écran de faire plus que poser des questions au patient : si le professionnel de santé soupçonne une angine, il peut par exemple demander au pharmacien d’utiliser un otoscope relié à l’ordinateur afin d’examiner l’oreille du patient.

Plusieurs start-ups ont vu le jour ces derniers temps pour mettre en relation pharmaciens et médecins généralistes ou spécialistes. Stéphanie Poignant, médecin généraliste dans le 17ème arrondissement, confie effectuer « entre 30 et 40 téléconsultations par le biais de pharmacies chaque jour ».

Les professionnels de santé espèrent, grâce à ce dispositif, améliorer l’accès aux soins : avec une commune sur deux sans médecin généraliste, l’Île-de-France est le premier désert médical de France.


Un reportage de Céline Cabral, Mathilde Brugnière, Jean-Michel Levasseur et Sonia Barie.
 

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